Enquête en Chine contre l’un des plus hauts responsables militaires pour « graves violations de la discipline »
Le gouvernement chinois a annoncé, samedi 24 janvier, l’ouverture d’une enquête à l’encontre de l’un des plus hauts responsables de son commandement militaire suprême pour des « graves violations de la discipline », formule usuelle dans les communiqués officiels pour désigner des faits de corruption ou d’inconduite grave. La décision a été rendue publique par le ministère de la Défense dans un bref communiqué diffusé samedi.

Le gouvernement chinois a annoncé, samedi 24 janvier, l’ouverture d’une enquête à l’encontre de l’un des plus hauts responsables de son commandement militaire suprême pour des « graves violations de la discipline », formule usuelle dans les communiqués officiels pour désigner des faits de corruption ou d’inconduite grave. La décision a été rendue publique par le ministère de la Défense dans un bref communiqué diffusé samedi.
Selon le texte officiel, « après examen (…) il a été décidé d’ouvrir une enquête contre Zhang Youxia », précisant que celle-ci vise également « Liu Zhenli », décrit comme « un autre haut-gradé ». Zhang Youxia est l’un des vice-présidents de la puissante Commission militaire centrale (CMC), l’organe du Parti communiste chinois qui contrôle l’Armée populaire de libération (APL). Le communiqué n’a fourni ni détails supplémentaires ni calendrier sur le déroulement de l’enquête.
La formulation « graves violations de la discipline » est la terminologie standard employée par les autorités chinoises pour annoncer des enquêtes disciplinaires, souvent synonymes d’accusations liées à la corruption, aux abus de pouvoir ou à d’autres manquements aux règles du Parti et de l’armée. Conformément aux pratiques en vigueur, ces enquêtes sont généralement menées par les organes disciplinaires du Parti et par les instances de contrôle internes à l’armée, avant toute éventuelle transmission aux autorités judiciaires.
Les responsabilités des personnes visées
Zhang Youxia occupe, en tant que vice-président de la CMC, une position parmi les plus élevées de la hiérarchie militaire chinoise. La Commission militaire centrale supervise la stratégie, la planification et la direction globale des forces armées de la République populaire de Chine, et ses dirigeants jouent un rôle clé dans la prise de décisions militaires et la mise en œuvre des politiques de défense.
Liu Zhenli est désigné par le communiqué comme « un autre haut-gradé », sans précision de son portefeuille dans le texte officiel. Les autorités n’ont pas communiqué sur la nature précise des accusations qui motivent l’ouverture de l’enquête ni sur les périodes visées par les faits présumés.
Un cadre de lutte anticorruption consolidé
Depuis le lancement de la vaste campagne anticorruption menée par le président Xi Jinping au début des années 2010, l’Armée populaire de libération a été le théâtre de plusieurs enquêtes visant des officiers de haut rang. Des cas antérieurs d’anciens vice-présidents de la CMC et d’autres responsables militaires ont abouti à des sanctions disciplinaires, à des poursuites judiciaires et à des peines privatives de liberté.
Les autorités chinoises privilégient des communiqués concis et standardisés pour annoncer ces enquêtes, fournissant rarement d’informations détaillées dans un premier temps. Le déroulement de la procédure, la durée de l’enquête et les suites possibles — discipline interne, révocation de fonctions ou poursuites pénales — dépendront des conclusions des organes d’enquête et de décision compétents.
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