En Guinée, sachets, gobelets et pailles jetables sont désormais interdits

La Guinée applique à partir de ce dimanche 20 septembre 2026 l’interdiction des emballages et objets en plastique à usage unique. Sacs de caisse, sachets d’eau et de boissons, pailles, gobelets, assiettes ainsi que barquettes en polystyrène sont notamment visés sur l’ensemble du territoire.

Publié le à
En Guinée, sachets, gobelets et pailles jetables sont désormais interdits
Publicité
2 min de lecture
Google NewsCommenter

La mesure découle du décret du 21 septembre 2024, complété par un arrêté conjoint signé le 10 septembre par les ministères de l’Environnement, de l’Industrie et du Commerce, de l’Économie et des Finances, ainsi que de l’Administration du territoire. Le texte encadre désormais la fabrication, l’importation, la vente, la détention en vue de la commercialisation et l’utilisation des produits concernés.

Certains usages restent toutefois autorisés sous conditions. Les emballages destinés aux activités médicales, agricoles ou militaires, à la collecte des ordures ménagères, au filmage de sécurité des bagages, ainsi que les bouteilles en PET et certains contenants alimentaires ou pharmaceutiques bénéficient d’exemptions encadrées.

Les contrôles doivent être renforcés aux frontières et dans les unités de production. Selon l’arrêté présenté par le porte-parole du gouvernement Faya François Bourouno, les produits non conformes peuvent être saisis ou retirés du marché. Les sanctions prévues vont aussi de la suspension d’autorisations à la confiscation, à la destruction ou à la réexportation, ainsi qu’à des amendes administratives, doublées en cas de récidive.

Publicité

À Conakry, le gouvernement a demandé aux administrations publiques de montrer l’exemple dès l’entrée en vigueur de la mesure. Plusieurs ministères ont annoncé le remplacement progressif des sachets d’eau par des fontaines, gourdes et contenants réutilisables, tandis que les autorités disent vouloir accompagner les entreprises vers des emballages biodégradables et d’autres solutions de substitution.

La transition suscite néanmoins des interrogations sur le coût et la disponibilité de ces alternatives. Dans les marchés de Conakry, des consommateurs interrogés par la presse locale soutiennent l’objectif de lutte contre l’insalubrité et les déchets, tout en demandant que les solutions de remplacement restent accessibles.

Publicité

Articles liés

Commentaires

Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.