Emmanuel Macron propose une peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus auteurs de propos racistes et antisémites
Emmanuel Macron a annoncé, lors de l’hommage rendu à Ilan Halimi ce vendredi 13 février, son intention d’instaurer une “peine d’inéligibilité obligatoire” pour les élus responsables d’expressions ou d’actes antisémites, racistes ou discriminatoires, revendication destinée à peser sur le débat politique dans un contexte international tendu et à l’approche de la présidentielle de 2027. Lors de cette prise de parole solennelle, le chef de l’État a appelé à durcir les réponses pénales et à encadrer davantage le suivi des sanctions.

Emmanuel Macron a annoncé, lors de l’hommage rendu à Ilan Halimi ce vendredi 13 février, son intention d’instaurer une “peine d’inéligibilité obligatoire” pour les élus responsables d’expressions ou d’actes antisémites, racistes ou discriminatoires, revendication destinée à peser sur le débat politique dans un contexte international tendu et à l’approche de la présidentielle de 2027. Lors de cette prise de parole solennelle, le chef de l’État a appelé à durcir les réponses pénales et à encadrer davantage le suivi des sanctions.
La déclaration intervient alors que, selon le dernier baromètre Ipsos BVA-CESI publié par La Tribune Dimanche, la popularité d’Emmanuel Macron enregistre une légère hausse à 20 % d’opinions favorables, soit deux points de plus que le mois précédent. L’institut note un rebond notable notamment auprès des sympathisants Renaissance, Horizons et MoDem (+8 points) et chez les sympathisants LR (+7 points), un mouvement que l’institut attribue en partie au contexte international.
Le sondage mesure également des tensions au sein de la majorité. Le Premier ministre Sébastien Lecornu voit son score chuter à 26 % d’opinions favorables (-3 points), son plus bas depuis sa nomination à Matignon, un recul que Brice Teinturier, directeur général délégué d’Ipsos BVA, résume en indiquant qu’“il perd ce qu’il avait pris à gauche”. L’épisode budgétaire est pointé comme facteur d’usure, avec une hausse des jugements défavorables chez les sympathisants LR de 13 points.
Le chef de l’État dénonce toutes les formes de haine et réclame des outils juridiques renforcés
Devant les proches d’Ilan Halimi — jeune homme séquestré et torturé à mort en 2006 parce qu’il était juif — Emmanuel Macron a dénoncé ce qu’il a qualifié d’“hydre antisémite” et affirmé que la “barbarie antisémite n’a pas reculé. Au contraire, elle n’a cessé de se régénérer”. Le président a cité des formes variées d’antisémitisme, évoquant “l’antisémitisme islamiste à l’origine du pogrom du 7‑Octobre”, “l’antisémitisme d’extrême gauche”, ainsi que l’antisémitisme d’extrême droite et “ses clichés sur la puissance et la richesse”, et dénonçant l’usage de l’antisionisme comme un masque pour progresser “à bas bruit”.
Les autorités dressent un constat chiffré : selon le ministère de l’Intérieur, les actes antisémites “n’ont jamais été aussi élevés que pendant les trois dernières années”. Entre 2023 et 2024, ces actes auraient été multipliés par quatre dans le contexte postérieur aux attaques du 7 octobre 2023, rappelle le président, qui a évoqué “tant et tant d’insultes, de coups, de menaces, d’angoisses”.
Sur le plan législatif et réglementaire, Emmanuel Macron réclame un renforcement de la pénalisation des actes antisémites et racistes, un “suivi précis des peines et des sanctions” et l’instauration de la peine d’inéligibilité obligatoire pour les élus reconnus coupables d’actes ou propos racistes et antisémites. Le gouvernement et le Parlement sont invités à travailler sur ces sujets dans les prochains mois.
Parallèlement, le chef de l’État a annoncé une volonté d’agir contre la haine en ligne : la France entend “demander des comptes aux grandes plateformes”, obtenir des “résultats mesurables dans le retrait rapide des contenus haineux” et n’exclut pas d’activer le droit européen prévoyant des amendes importantes si les engagements ne sont pas tenus.
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