Église du Christianisme Céleste: le diocèse du Togo conteste la démarche du CSMO dans le processus de réunification

Le processus de réunification de l’Église du Christianisme Céleste (ECC) traverse une nouvelle zone de turbulences.

Edouard Djogbénou
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Religion
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Église du Christianisme Céleste: le diocèse du Togo conteste la démarche du CSMO dans le processus de réunification
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Après la prise de parole d’Abel Agbaossi, le Collectif des chargés de paroisse du Togo est monté au créneau à travers une lettre ouverte signée par son représentant, le Vénérable Supérieur Évangéliste Hounkpati Avah Mawulikpimi.

Adressé au facilitateur, aux coordonnateurs du Conseil Supérieur de Mise en œuvre (CSMO) ainsi qu’aux dignitaires de l’Église, ce document exprime un profond malaise face aux récentes orientations prises dans le cadre de la transition institutionnelle.

​Des interrogations majeures sur la gouvernance pastorale

​Dans leur missive, les responsables togolais dénoncent ce qu’ils qualifient de « relégation fonctionnelle » et de déstitution déguisée visant le Révérend Pasteur Bennett Adeogun. Ils s’interrogent sur les bases statutaires qui justifieraient de cantonner ce dernier au rang de simple Chef de Diocèse alors qu’il a prêté serment en tant que chef mondial.

Le collectif remet en question la légitimité d’un régime d’intérim inédit et demande des clarifications administratives sur ces choix statutaires.

​L’organisation du pèlerinage de Sèmè et la représentativité régionale en cause

​Les griefs du diocèse du Togo touchent également à l’aspect spirituel et organisationnel. Le collectif accuse le CSMO d’immixtion dans l’organisation du pèlerinage annuel sur le site sacré de Sèmè, rappelant que cet événement relève de la maîtrise du Siège Suprême de Porto-Novo.

​Sur le plan sous-régional, les signataires dénoncent une hégémonie accordée au diocèse de la Côte d’Ivoire au détriment des autres nations comme le Togo. Enfin, ils pointent du doigt la présence au sein du CSMO d’un intervenant non mandaté représentant le Togo, ce qui constituerait selon eux une usurpation de titre de nature à fragiliser la paix sociale et la validité de la médiation en cours.

Tout en réaffirmant leur attachement à l’unité de l’Église, les chargés de paroisse appellent les instances de décision à des réponses publiques et claires pour restaurer la confiance.

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