Donald Trump perd la mémoire, « Il avait quoi déjà mon père ? »
Donald Trump suscite de nouvelles interrogations sur son état de santé après une série d’incidents publics et de déclarations récentes : point presse jugé décousu le 20 janvier à la Maison Blanche, propos vifs tenus à Davos, messages privés rendus publics et erreurs factuelles répétées — dont une confusion entre le Groenland et l’Islande — sans oublier un entretien où il a buté sur le nom d’une maladie qui avait touché son père. Ces éléments relancent un débat politique et médiatique autour de sa capacité à exercer la présidence.

Donald Trump suscite de nouvelles interrogations sur son état de santé après une série d’incidents publics et de déclarations récentes : point presse jugé décousu le 20 janvier à la Maison Blanche, propos vifs tenus à Davos, messages privés rendus publics et erreurs factuelles répétées — dont une confusion entre le Groenland et l’Islande — sans oublier un entretien où il a buté sur le nom d’une maladie qui avait touché son père. Ces éléments relancent un débat politique et médiatique autour de sa capacité à exercer la présidence.
Plusieurs séquences ont alimenté ces doutes : la tenue d’un point presse qualifié de désordonné à la Maison Blanche, des prises de parole à Davos jugées agressives, et la diffusion de messages privés sur les réseaux sociaux. Des erreurs de faits et des répétitions se sont multipliées ces derniers jours, suscitant des réactions politiques et des commentaires virulents dans l’opposition démocrate.
Parmi les voix critiques, la représentante Alexandria Ocasio-Cortez a dénoncé un président qui « agirait de manière de plus en plus erratique », estimant que l’appareil gouvernemental laisserait faire cette situation. À gauche, certains élus évoquent des réponses institutionnelles rares, citant notamment l’hypothèse du 25e amendement qui permettrait de déclarer un président inapte à exercer ses fonctions. Des personnalités comme le sénateur Ed Markey et la représentante Yassamin Ansari ont suggéré d’envisager ce recours.
Donald Trump inquiète jusque dans son camp : le débat sur son état de santé s’installe
Des prises de position en provenance même de l’entourage ou d’anciens collaborateurs soulignent l’ampleur du débat. Ty Cobb, ancien juriste de la Maison Blanche sous Trump, a parlé sur la chaîne MS Now d’un « déclin significatif » et de signes de démence désormais visibles, au-delà du narcissisme souvent associé au président.
Le terme moqueur « Taco », inventé par l’éditorialiste Robert Armstrong du Financial Times et signifiant « Trump Always Chickens Out », a refait surface sur les réseaux sociaux pour qualifier un comportement fait d’annonces fracassantes suivies de reculs rapides. Ces fluctuations publiques sont présentées par certains comme susceptibles de déstabiliser les marchés et d’entretenir l’image d’un exécutif imprévisible.
Plusieurs spécialistes appellent cependant à la prudence avant toute conclusion médicale. Le politologue Dominique Simonnet, interrogé par La Dépêche du Midi, rappelle qu’aucun diagnostic ne peut être posé sans éléments médicaux précis et que des erreurs publiques peuvent résulter d’une mauvaise préparation ou d’une méconnaissance des dossiers.
Un trait du comportement présidentiel ne fait pas débat parmi les observateurs : le narcissisme, qui structure selon eux sa relation au pouvoir et sa mise en scène. À près de 80 ans, Donald Trump multiplie les déplacements, dort peu, enchaîne réunions et discours longs — une hyperactivité que certains opposent à l’image d’un chef d’État affaibli.
La séquence la plus commentée est récente : au cours d’un entretien avec New York Magazine, Donald Trump, en évoquant la maladie qui avait atteint son père, a demandé « Il avait quoi déjà ? ». Après un silence, sa porte-parole a soufflé le mot « Alzheimer », que le président a ensuite répété en affirmant ne pas en être atteint. Cette hésitation a été interprétée de façons diverses par les observateurs ; des partisans ont pour leur part relativisé l’épisode. Le Dr Mehmet Oz a déclaré ne jamais avoir constaté de baisse notable de testostérone chez lui, et Robert Kennedy Jr. a souligné ce qu’il décrit comme une « constitution de dieu », malgré des habitudes de vie qu’il qualifie de désastreuses.
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