Delphine Jubillar : la reconstitution jugée ‘digne d’une série Netflix’
Cinq ans après la disparition de Delphine Jubillar à Cagnac‑les‑Mines, l’affaire reste au centre de l’attention nationale : à la fin de 2025, son époux, Cédric Jubillar, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de l’infirmière, alors que le corps n’a jamais été retrouvé. L’accusé a fait appel et demeure présumé innocent ; son procès en appel est fixé à Toulouse en septembre 2026. La reconstitution des faits organisée le 13 décembre 2022 est régulièrement citée comme un moment déterminant du dossier.

Cinq ans après la disparition de Delphine Jubillar à Cagnac‑les‑Mines, l’affaire reste au centre de l’attention nationale : à la fin de 2025, son époux, Cédric Jubillar, a été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour le meurtre de l’infirmière, alors que le corps n’a jamais été retrouvé. L’accusé a fait appel et demeure présumé innocent ; son procès en appel est fixé à Toulouse en septembre 2026. La reconstitution des faits organisée le 13 décembre 2022 est régulièrement citée comme un moment déterminant du dossier.
Dès les premiers jours suivant la disparition, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, l’affaire a pris une ampleur nationale : fouilles et battues, plateaux télévisés et spéculations ont transformé le drame intime d’une famille du Tarn en une énigme suivie quotidiennement par des millions de Français.
Parmi les conseils engagés figure Me Philippe Pressecq, qui représente la cousine de Delphine. Il rappelle que, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte, seules les personnes liées par le sang peuvent se constituer partie civile. Me Pressecq dit n’avoir pas eu d’opinion arrêtée au départ, mais avoir vu sa conviction évoluer après la reconstitution. Il évoque ces éléments dans son ouvrage Confessions d’une robe, paru en janvier 2026 aux éditions Michalon, dans la collection Polars Réels dirigée par Plana Radenovic, et dans des interventions médiatiques.
Cagnac‑les‑Mines sous cloche
Le 13 décembre 2022, la petite commune de Cagnac‑les‑Mines a été placée sous un dispositif exceptionnel pour la reconstitution judiciaire. Les habitants ont reçu pour consigne de rester chez eux, les façades ont été surveillées et les rues bouclées. Des drones de la gendarmerie ont patrouillé dans le ciel, notamment pour limiter toute intrusion médiatique, tandis que des unités équipées de gilets pare‑balles assuraient la sécurisation des lieux.
Selon Me Pressecq, l’ampleur des moyens déployés et l’atmosphère ont donné lieu à une scène qualifiée d’« irréelle » par certains protagonistes et, pour l’avocat, « digne d’une série Netflix ». La reconstitution avait pour objet de confronter la version de l’accusé à la matérialité des lieux : les gestes devaient être rejoués, les déplacements répétés, les angles de vue vérifiés et les distances mesurées.
Ce jour‑là, Cédric Jubillar a été ramené dans la maison conjugale. Les comptes rendus signalent qu’il est apparu blême, peu couvert pour la saison et grelottant. Me Pressecq dit avoir vécu une impression ambivalente : d’un côté, une « certitude intime » qui se renforce ; de l’autre, « une peine immense » face à un homme isolé au centre d’un dispositif impressionnant.
Interrogé sur la crédibilité de la mise en scène, l’avocat insiste sur la difficulté pour un prévenu de reproduire des mensonges dans l’exercice physique de la reconstitution : « C’est extrêmement facile de mentir à un juge d’instruction après avoir échafaudé des théories dans sa cellule. Mais le jour où il faut mimer les mensonges que l’on profère, c’est très difficile », a‑t‑il expliqué dans le podcast Les Voix du crime.
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