Cuba : risque d’effondrement humanitaire lié à la pénurie de pétrole, prévient l’ONU
Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé une vive inquiétude quant à l’état humanitaire à Cuba, estimant mercredi 4 février que la situation pourrait se dégrader fortement, voire s’effondrer, si l’île ne parvient pas à obtenir les approvisionnements en carburant dont elle a besoin. Cette mise en garde a été relayée par Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé une vive inquiétude quant à l’état humanitaire à Cuba, estimant mercredi 4 février que la situation pourrait se dégrader fortement, voire s’effondrer, si l’île ne parvient pas à obtenir les approvisionnements en carburant dont elle a besoin. Cette mise en garde a été relayée par Stéphane Dujarric, porte-parole de l’ONU.
Cette alerte intervient dans un contexte de rupture des livraisons de pétrole en provenance du Venezuela, interrompues après la capture de Nicolas Maduro début janvier. La décision américaine de suspendre ces envois accroît les tensions autour des ressources énergétiques indispensables au fonctionnement des services essentiels à Cuba.
Par ailleurs, le président Donald Trump a signé la semaine dernière un décret autorisant les États-Unis à appliquer des droits de douane aux pays qui continueraient à vendre du pétrole à La Havane. Lundi, il a affirmé que le Mexique — qui approvisionne l’île depuis 2023 — mettrait fin à ces livraisons.
Risques et répercussions possibles
Un manque prolongé de carburant pourrait toucher de nombreux secteurs vitaux : transports, production d’électricité, distribution d’eau et fonctionnement des établissements de santé. À court terme, cela risque d’aggraver les difficultés pour les populations les plus vulnérables et de compliquer l’acheminement de l’aide humanitaire.
La menace de sanctions contre des pays tiers apporte une dimension internationale au dossier, susceptible d’isoler davantage Cuba sur le plan économique. Les autorités onusiennes et les ONG pourraient être contraintes de revoir leurs priorités d’intervention si l’approvisionnement énergétique reste incertain.
Face à ces perspectives, la communauté internationale est confrontée à la nécessité d’évaluer les mesures à prendre pour atténuer l’impact sur les civils, tout en tenant compte des choix politiques et diplomatiques qui pèsent sur les livraisons d’hydrocarbures vers l’île.
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