Cuba : prête à un dialogue avec les États-Unis mais sans pressions
Le 5 février, Miguel Díaz-Canel a de nouveau affirmé la disponibilité de Cuba pour des pourparlers avec Washington, tout en rejetant catégoriquement toute forme de contrainte venant des États-Unis. Cette prise de position intervient alors que la Maison-Blanche a intensifié ses mises en garde à l’encontre de l’île communiste.

Selon le chef de l’État cubain, La Havane est ouverte à des échanges sur n’importe quel sujet porté à la discussion, à condition que ces entretiens se déroulent sans pression extérieure ni conditions préalables. Il a insisté sur la nécessité d’établir un rapport fondé sur l’égalité entre les deux parties et sur le respect de la souveraineté cubaine.
Ces déclarations ont été prononcées lors d’une conférence de presse diffusée à la télévision nationale, au cours de laquelle le président a détaillé les principes qui, selon lui, doivent encadrer tout dialogue futur avec les autorités américaines.
Cadre exigé par La Havane
En rappelant ces exigences, Díaz-Canel a voulu fixer les règles du jeu : pas d’ultimatums, pas d’impositions et une reconnaissance réciproque du statut de chaque État. Son intervention vise à envoyer un message clair à Washington sur les conditions non négociables pour rouvrir des canaux de discussion entre les deux capitales.
La posture cubaine souligne la volonté d’engager une conversation, mais uniquement dans un cadre considéré comme respectueux par les dirigeants de l’île, au moment où les relations bilatérales restent tendues.
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