CRIET: un revendeur de 30 ans jugé pour usurpation de titre de receveur des impôts

​La Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) a examiné, le jeudi 2 juillet 2026 lors de son audience correctionnelle, le dossier d’un jeune revendeur de produits vivriers accusé d’escroquerie.

Edouard Djogbénou
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Société
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CRIET: un revendeur de 30 ans jugé pour usurpation de titre de receveur des impôts
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Âgé de 30 ans, le prévenu s’est fait passer pour un receveur des impôts afin d’extorquer des fonds à plusieurs chefs d’entreprise et opérateurs économiques, sous la menace de faire fermer leurs établissements. Interpellé par la Brigade criminelle à la suite de nombreuses plaintes insistantes parvenues à la Direction générale des impôts (DGI), il avait été placé sous mandat de dépôt par le parquet spécial.

​Selon la déposition du représentant de la DGI, le trentenaire s’était constitué un répertoire de numéros de téléphone ciblés pour exiger de l’aide financière aux usagers de l’administration fiscale.

​Le prévenu plaide coupable à la barre

​Appelé à la barre, le mis en cause a reconnu l’intégralité des faits d’escroquerie qui lui sont reprochés. Invité par la Cour à s’expliquer sur l’origine de ses contacts, il a affirmé avoir constitué son répertoire de cibles durant la dernière période électorale, sans toutefois fournir de détails supplémentaires.

​Interrogé sur le montant total des sommes frauduleusement perçues, le faux receveur a déclaré n’avoir engrangé en tout et pour tout que la somme de 40 000 FCFA, récoltée par tranches de 5 000 et 10 000 FCFA auprès de ses victimes.

​L’Agent judiciaire de l’État et un commissaire de police convoqués

​À la suite des aveux du prévenu, le représentant de la DGI s’est constitué partie civile, affirmant que ces agissements ont gravement terni l’image de la structure, et a demandé au juge de trancher en faveur de l’institution. Une formulation rejetée par le président de céans : « Ça ne se passe pas comme ça ici. Vous devez dire ce que vous voulez », a répliqué le juge.

​Afin de défendre rigoureusement les intérêts de la puissance publique, la Cour a décidé de convoquer l’Agent judiciaire de l’État (AJE). C’est au cours de cette étape que le président de la Cour a révélé l’identité de l’une des victimes ayant porté plainte : un commissaire de police actuellement en fonction dans une unité de Cotonou.

​Le commissaire de police ainsi que l’Agent judiciaire de l’État sont attendus à la barre pour la prochaine audience, fixée au 27 août 2026.

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