CRIET: cinq ans de prison requis contre l’ex Chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou

​Les nouvelles ne sont pas bonnes pour Samuel Akindes Adékambi, ancien chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou, comparu ce lundi 6 juillet 2026 devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET).

Edouard Djogbénou
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CRIET: cinq ans de prison requis contre l’ex Chef du 12ᵉ arrondissement de Cotonou
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Au cours de l’audience de ce lundi, le ministère public a requis une lourde peine à l’encontre du prévenu. ​L’audience s’est ouverte en fin de matinée avec le témoignage de Yasmine Comlan, l’assistante de Lionel Talon, principal plaignant dans cette affaire.

À la barre, elle a confirmé avoir remis en mains propres une somme de trois millions de francs CFA à Samuel Akindes pour le compte de son employeur. Elle a cependant précisé qu’elle ne pouvait pas certifier si ces fonds étaient alloués au financement d’une campagne électorale ou au déploiement du centre communautaire « Eya ».

​Le ministère public requiert la culpabilité, la défense plaide la relaxe

​Le premier substitut du procureur, s’exprimant au nom du parquet spécial, a soutenu que les infractions d’abus de fonction étaient pleinement caractérisées, conformément aux dispositions de l’article 375 du Code pénal. En conséquence, le magistrat a demandé à la Cour de retenir la culpabilité de Samuel Akindes Adékambi et a requis contre lui, une peine de 5 ans d’emprisonnement dont deux ans fermes. Le magistrat demande par ailleurs, une amende de cinq millions de francs CFA.

​À l’opposé, les avocats de la défense ont contesté la teneur des accusations. Estimant que les éléments de preuve matériels présentés par l’accusation ne parvenaient pas à fonder l’infraction poursuivie, ils ont formellement sollicité la relaxe pure et simple de leur client. À la suite de ces interventions, le président de la Cour a mis le dossier en délibéré et a fixé la date du verdict au 27 juillet 2026.

​Pour rappel, lors de l’audience précédente du 1ᵉʳ juin 2026, l’ancien chef d’arrondissement avait fermement maintenu sa position. Il avait expliqué collaborer depuis environ trois ans avec Lionel Talon sur un projet d’infrastructure sportive comprenant un terrain de football au profit des jeunes d’Akogbato.

Samuel Akindes avait indiqué avoir fait réviser les premiers plans architecturaux, lesquels ne prévoyaient initialement que le centre culturel « Eya ».

​Le cœur des débats judiciaires repose sur deux mouvements de fonds distincts :

  • La somme de 200 000 francs CFA : Destinée à l’origine à l’organisation d’un cocktail pour la jeunesse locale, dont le prévenu nie catégoriquement avoir été le bénéficiaire.
  • La somme de 3 000 000 de francs CFA : Samuel Akindes reconnaît avoir perçu ce montant remis par l’assistante. Il soutient toutefois qu’il s’agissait d’un appui financier personnel consenti par Lionel Talon pour soutenir sa propre campagne électorale, et non d’un financement destiné au projet d’Akogbato.

​Quelques jours après cette transaction financière, le 1ᵉʳ mai 2026, l’élu local avait été interpellé par la Brigade économique et financière (BEF) alors qu’il prenait part à une marche de remerciement dédiée au président Patrice Talon. La CRIET rendra sa décision finale le 27 juillet 2026.

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