Côte d’Ivoire : les chefs traditionnels mobilisés pour le retour du tambour parleur
Le Djidji Ayokwé, tambour parleur longtemps absent des rives de la lagune Ébrié, s’apprête à retrouver la Côte d’Ivoire. Une cérémonie officielle de signature, prévue à Paris le 20 février 2026, réunira la ministre française de la Culture et son homologue ivoirienne pour acter la restitution de cet instrument chargé d’histoire.

Emblème des populations bidjan, ce tambour n’est pas seulement un objet musical : il a servi de moyen de communication traditionnel et a conservé, pendant plus d’un siècle hors du pays, une forte valeur symbolique pour les communautés d’Abidjan.
Retiré de la lagune il y a plus d’un siècle, l’instrument a vécu une longue période d’absence avant que ne s’engagent les démarches en vue de son retour. Sa restitution s’inscrit dans une dynamique de reconnaissance et de protection du patrimoine immatériel et matériel ivoirien.
Du côté local, les autorités coutumières se mettent en ordre de bataille : chefs traditionnels et responsables culturels préparent déjà les rites et l’accueil qui accompagneront le retour de ce patrimoine, conscient de la charge mémorielle qu’il porte.
Une étape officielle à Paris avant le retour à Abidjan
La signature prévue à Paris marquera l’étape formelle de la transmission, actant le transfert de garde entre les institutions concernées. Cet acte protocolaire précédera le rapatriement physique du Djidji Ayokwé vers la capitale ivoirienne.
Au moment de son arrivée à Abidjan, l’instrument devrait être reçu selon des codes traditionnels renforcés par la symbolique de sa réappropriation par les populations locales, qui voient dans ce retour la restauration d’un lien avec leur passé.
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