Côte d’Ivoire – Incitation aux troubles et appel au meurtre: Fofana Nawa fixée sur son sort

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Poursuivie pour incitation à la violence et au meurtre et diffusion de fausses informations, la web activiste Fofana Nawa, a été jugée en comparution immédiate et a écopé de 5 ans d’emprisonnement ferme et 2.000.000 FCFA d’amende.

Le mercredi 19 mai, la page Facebook «Succès» lance une vidéo en direct. Dans cette vidéo qui dure 19 minutes et 53 secondes, l’activiste Fofana Nawa s’est adressée à plusieurs commerçants au marché d’Adjamé à Abidjan. Elle a mentionné une vidéo parue sur Facebook dans laquelle des ivoiriens résidant au Niger auraient subi des actes de violence et des sévices corporels de la part des nigériens. Sa déclaration a provoqué l’indignation non seulement des commerçants, mais également des abonnés de la page « Succès ».

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A la suite de sa déclaration, une série de messages à caractère xénophobes et d’appels à s’attaquer à l’intégrité physique de la population nigérienne vivant en Côte d’Ivoire, a fait le tour de la toile. En conséquence, la communauté nigérienne en Côte d’Ivoire, a été prise à partie par des groupes de jeunes en colère. D’abord à Daloa, puis cela s’est étendu dans plusieurs communes dans le district d’Abidjan. Les entreprises et commerces sont détruits et pillés. Des blessés et un mort ont été enregistrés.

Interpellée puis la conduite dans les locaux de la PLCC, Fofana Nawa a été soumise à une audition. Elle a reconnu être l’auteure de la vidéo. Mais, elle affirme ne pas être responsable des troubles. Aux dernières nouvelles, elle a été jugée en comparution immédiate et a écopé de 5 ans d’emprisonnement ferme et 2.000.000 FCFA d’amende. Elle est actuellement pensionnaire de la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan.

Que dit la loi ?

En Côte d’Ivoire, l’article 65 de la loi N° 2013-451 du 19 juin 2013 relative à la lutte contre la cybercriminalité; stipule que:  » Est puni de six mois à deux ans d’emprisonnement et de 1.000.000 à 5.000.000 de francs CFA d’amende, le fait pour toute personne de communiquer ou de divulguer par le biais d’un système d’information, une fausse information tendant à faire croire qu’une destruction, une dégradation ou une détérioration de biens ou une atteinte aux personnes a été commise ou va être commise « ; et l’article 62 de la même loi « Est puni de un mois à cinq ans d’emprisonnement et de 1.000.000 à 20.000.000 de francs CFA d’amende, le fait pour une personne de produire, de mettre à la disposition d’autrui ou de diffuser des données de nature à troubler l’ordre public ou à porter atteinte à la dignité humaine par le biais d’un système d’information. »

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