Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko affirme avoir été menacé par un ministre après sa rencontre avec Laurent Gbagbo

Lors d’une rencontre à haute tension politicienne, l’ancien président Laurent Gbagbo a reçu l’ex-député et maire de Tiassalé Assalé Tiémoko, qui affirme avoir été menacé peu après cet entretien par un membre du gouvernement d’Alassane Ouattara. Installé en France pour y structurer son nouveau parti ADCI, Assalé déclare avoir fait l’objet d’avertissements répétés lui promettant des représailles en lien avec cette visite.

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Politique
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Côte d’Ivoire : Assalé Tiémoko affirme avoir été menacé par un ministre après sa rencontre avec Laurent Gbagbo
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Assalé Tiémoko, journaliste d’investigation et fondateur du média L’Éléphant Déchaîné, a raconté à la rédaction d’Actupeople que, peu après son échange avec Laurent Gbagbo, une personnalité politique qu’il connaît l’a contacté pour lui tenir ce propos explicite : « On va te faire payer cette rencontre ». Selon le parlementaire, un confrère proche du RHDP lui aurait également adressé un message similaire, l’enjoignant à s’attendre à des conséquences pour son rapprochement avec l’ex-président.

La rencontre s’inscrit dans un contexte de forte tension électorale en Côte d’Ivoire : Laurent Gbagbo avait vu sa candidature contestée en raison d’une condamnation à vingt ans de prison et d’un problème de parrainage relevé par le Conseil constitutionnel. Face à ce recalage, Gbagbo a multiplié les tentatives de regroupement de forces politiques pour contester la décision et solliciter un bras de fer politique avec le pouvoir en place.

Contestations autour des législatives à Tiassalé et allégations de pressions

Assalé affirme que sa participation passive à la stratégie de Gbagbo n’a pas été la cause directe des mesures qui lui seraient opposées, mais qu’il a néanmoins subi les conséquences politiques de cette rencontre lors des législatives locales. Candidat très en vue à Tiassalé, il assure avoir largement remporté le scrutin sur le terrain et dénonce un renversement du résultat au moment du comptage des voix.

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Selon ses déclarations, les procès-verbaux proclamant la victoire de son adversaire ne portent la signature d’aucun de ses représentants et contiennent des chiffres qui, d’après lui, ne correspondent à aucune des données publiées par les institutions électorales ivoiriennes. Il soutient détenir des éléments matériels qu’il qualifie de preuves irréfutables et annonce la publication imminente d’un ouvrage qu’il juge « explosif » pour étayer ses accusations.

Les allégations d’Assalé incluent également des affirmations selon lesquelles des autorités ivoiriennes auraient exercé une influence décisive sur l’issue du scrutin à Tiassalé, une thèse qu’il appuie sur l’incohérence des procès-verbaux et l’absence de signatures de ses agents lors des opérations de centralisation des résultats

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