Côte d’Ivoire : 67 000 candidats aux concours d’entrée du CAFOP 2026 pour 7 000 places
Le concours d’entrée au Centre d’Animation et de Formation Pédagogique (CAFOP) pour la session 2026 a attiré environ 67 000 candidats pour seulement 7 000 places disponibles, créant une pression sans précédent sur les procédures de recrutement des enseignants en Côte d’Ivoire et alimentant les inquiétudes autour de l’emploi des jeunes diplômés.

Organisé sur l’ensemble du territoire national, cet examen est présenté par les autorités comme une voie privilégiée d’accès à la fonction publique pour les titulaires de diplômes en quête d’un emploi stable. Le fort afflux de postulants illustre l’attraction persistante exercée par le métier d’enseignant, perçu comme une option de carrière sécurisante dans un contexte de chômage élevé chez les diplômés.
Pour l’épreuve écrite, les autorités ont déployé des moyens logistiques importants : quelque 150 centres d’examen ont été mobilisés pour accueillir les candidats. Le ministre en charge du dossier, N’Guessan Koffi, s’est rendu sur plusieurs sites afin de constater le déroulement des épreuves et d’évaluer l’ampleur de la participation.
Chiffres, enjeux et organisation du concours CAFOP 2026
Les chiffres communiqués par les organisateurs font apparaître un taux d’admission d’environ 10,45 %, soit plus de 89,55 % de candidats qui ne pourront pas franchir l’étape de la sélection initiale. Ce déséquilibre entre le nombre de postulants et les places offertes met en lumière la pression exercée sur le système éducatif pour recruter des enseignants, ainsi que la concurrence extrêmement forte qui s’instaure entre jeunes diplômés.
Le CAFOP demeure, dans la configuration actuelle de l’administration ivoirienne, l’un des principaux dispositifs de formation initiale des enseignants et un vecteur d’intégration au sein de la fonction publique. Les places offertes à l’issue de la sélection conditionnent le volume d’embauches dans les écoles primaires publiques et influent sur les politiques de ressources humaines du secteur éducatif.
Sur le plan organisationnel, la tenue des épreuves simultanées dans une centaine de centres implique une coordination logistique et sécuritaire importante : acheminement des sujets, surveillance des sessions, identification des candidats et gestion des éventuels incidents. Les autorités ont communiqué sur la mobilisation des équipes locales pour assurer le bon déroulement des sessions écrites.
La forte demande pour les formations dispensées par les CAFOP renvoie également aux efforts affichés par l’État pour améliorer la qualité de l’enseignement et les conditions de travail des enseignants, mesures qui contribuent à rendre la profession plus attractive auprès des jeunes sans emploi. Le résultat des opérations de sélection conditionnera le nombre de formés admis à intégrer les structures pédagogiques et, par ricochet, la capacité de l’administration à pourvoir ses postes vacants.
Le concours s’est déroulé simultanément dans 150 centres répartis sur l’ensemble du territoire national
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