Corinne Masiero : communiste et propriétaire, elle habite une maison communautaire
Le 3 février 2026, Corinne Masiero fête ses 62 ans. L’actrice, connue pour son rôle dans Capitaine Marleau et révélée au cinéma par Louise Wimmer — prestation qui lui a valu une nomination aux César — affirme depuis longtemps la collusion entre notoriété et engagement politique en vivant dans un projet d’habitat partagé dans le Pas-de-Calais.

Le 3 février 2026, Corinne Masiero fête ses 62 ans. L’actrice, connue pour son rôle dans Capitaine Marleau et révélée au cinéma par Louise Wimmer — prestation qui lui a valu une nomination aux César — affirme depuis longtemps la collusion entre notoriété et engagement politique en vivant dans un projet d’habitat partagé dans le Pas-de-Calais.
Avant sa reconnaissance télévisuelle et cinématographique, Corinne Masiero a longtemps parcouru le théâtre de rue, une expérience qui, selon elle, a forgé un jeu marqué par une forme de réalisme et par le goût du collectif. Au fil de sa carrière, elle s’est spécialisée dans des personnages de femmes « cabossées », loin des standards glamour, ce qui est devenu une signature artistique récurrente de ses choix de rôles.
Originaire de Douai et issue d’un milieu populaire, l’actrice se dit attachée à sa région natale. Militante de gauche et féministe, fille de parents militants communistes, elle a choisi de s’installer près de la Côte d’Opale, non loin de Boulogne-sur-Mer, au sein d’une ancienne bâtisse rachetée avec son compagnon, Nicolas Grard — directeur d’une compagnie de théâtre de rue — et plusieurs amis. Le lieu n’a pas été aménagé comme une résidence secondaire mais comme un espace de vie partagé ancré localement.
Un habitat pensé comme projet collectif
La maison est présentée comme une « maison communautaire » : un lieu partagé pensé « autant comme un projet de vie qu’un toit ». En pleine rénovation, elle doit accueillir à terme une dizaine de personnes. L’organisation actuelle regroupe huit adultes, chacun disposant d’un espace privé tout en mettant l’accent sur des espaces de vie communs.
Dans ses déclarations, l’actrice décrit un équilibre volontaire entre intimité et vie collective : « C’est pas une personne ou un couple avec des gosses. On est huit adultes », rappelle-t-elle, tout en plaisantant sur la possibilité d’avoir « son coin perso pour pouvoir faire la gueule pendant trois semaines sans être emmerdé ». Ces formules traduisent une réflexion sur la cohabitation qui privilégie la mutualisation sans effacer l’autonomie individuelle.
Au-delà de l’hébergement, le site est pensé comme un espace ouvert aux activités culturelles et sociales. Corinne Masiero évoque des projets concrets : permaculture, accueil, création, construction d’un studio d’enregistrement, installation d’un cabinet de naturopathe, et la création de résidences d’artistes ainsi que d’une structure pour accueillir des personnes en difficulté. Ces éléments structurent un projet qui mêle habitat, création artistique et solidarité.
Pour l’actrice, qui rappelle un parcours marqué par la précarité et le travail collectif, vivre en commun et mutualiser des ressources s’inscrit dans la continuité de son histoire personnelle et professionnelle, du théâtre de rue à la reconnaissance par les institutions du cinéma. Dans le village du Pas-de-Calais où elle réside, elle est régulièrement aperçue sans « costume de Marleau », sur un marché ou près du port, ce qui témoigne d’un ancrage local assumé.
Son habitat n’est pas un symbole d’accumulation, mais un outil collectif, un espace à faire vivre.
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