Christine Bravo menacée de poursuites pénales après ses révélations dans TBT9

Christine Bravo, récemment arrivée sur W9 aux côtés de Cyril Hanouna, a lancé des accusations publiques contre France Télévisions en évoquant des pratiques opaques et des « mallettes de fric » lors de son intervention dans l’émission TBT9, des propos qui ont entraîné une mise en garde officielle de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public.

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Christine Bravo menacée de poursuites pénales après ses révélations dans TBT9
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Ancienne figure du service public évincée de France Télévisions, Christine Bravo s’exprime désormais dans un registre franc et provocateur sur W9. Jeudi dernier, elle a répété devant Cyril Hanouna et les chroniqueurs sa volonté de parler sans détour: « Je suis nature, cash. Je suis sans filtre ». Au fil de son intervention, elle a décrit ce qu’elle qualifie d’« arrangements internes » et de dérives financières au sein de l’audiovisuel public, affirmant avoir été témoin de transactions occultes: « Ils se donnaient entre mecs. Ils se partageaient la galette. Y’avait des scandales financiers. Ils s’arrangeaient. Mais bien sûr… Les mallettes de fric que j’ai vu passer », a-t-elle déclaré.

La chroniqueuse est allée plus loin en comparant le fonctionnement du milieu à une structure quasi-clanique: « C’était une sorte, pas de mafia, mais un peu comme les francs-maçons. Ils se serraient la louche pour se reconnaître ». Elle a par ailleurs affirmé avoir été mise sur la touche parce qu’elle était jugée « incontrôlable » et a dénoncé une marginalisation qu’elle qualifie de volontaire: « Ils m’ont détruit ma carrière. Volontairement ! ». Ces propos, tenus sur un plateau très suivi, ont rapidement été relayés et commentés sur les réseaux sociaux, suscitant diverses réactions publiques.

La réaction de la commission d’enquête

Face à la diffusion de ces accusations, le président de la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Jérémie Patrier Leitus, est intervenu publiquement dans les colonnes du Figaro pour appeler à la prudence. Il a rappelé le sérieux du travail mené par la commission et mis en garde contre des affirmations lourdes de sens lancées « au détour d’une phrase » à la télévision: « On ne peut pas lâcher des accusations aussi graves au détour d’une phrase dans une émission de télévision », a-t-il déclaré.

Jérémie Patrier Leitus a indiqué qu’il était en mesure d’engager des poursuites pénales et a estimé que les déclarations de Christine Bravo relevaient davantage de « conversations de comptoir » que d’un témoignage étayé. Il a souligné le caractère problématique de propos formulés sans éléments concrets ou preuves publiques, sans viser explicitement l’émission TBT9.

La prise de parole du président de la commission a été relayée par les médias et sur les réseaux sociaux; un message évoquant des menaces de poursuites pénales suite aux révélations de Christine Bravo a notamment circulé sur Twitter.

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