Christiane Taubira visée par la presse pour un 100m² à prix mini qualifié d’« habile entourloupe »

Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux et figure politique nationale, a été au cœur d’une polémique après la publication en janvier 2016 d’informations selon lesquelles elle avait emménagé mi-décembre dans un appartement aux Batignolles (17e arrondissement de Paris) de 96 m² avec terrasse, pour un loyer de 1 920 € hors charges (2 196 € charges comprises), soit environ 700 € de moins que le loyer estimé à l’époque pour un logement comparable dans le secteur selon la FNAIM.

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Christiane Taubira visée par la presse pour un 100m² à prix mini qualifié d’« habile entourloupe »
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Christiane Taubira, ancienne garde des Sceaux et figure politique nationale, a été au cœur d’une polémique après la publication en janvier 2016 d’informations selon lesquelles elle avait emménagé mi-décembre dans un appartement aux Batignolles (17e arrondissement de Paris) de 96 m² avec terrasse, pour un loyer de 1 920 € hors charges (2 196 € charges comprises), soit environ 700 € de moins que le loyer estimé à l’époque pour un logement comparable dans le secteur selon la FNAIM.

Issue d’un milieu modeste, Christiane Taubira a d’abord exercé comme enseignante et travaillé dans le développement économique avant de s’engager en politique. Cofondatrice du parti Walwari en 1992, elle a exercé les fonctions de ministre de la Justice sous la présidence de François Hollande, rôle dans lequel elle s’est illustrée notamment lors du débat sur le mariage pour tous, adopté en 2013.

Au fil de sa carrière, elle a également fait l’objet de critiques et de polémiques — attaques racistes, débats sur la gestion pénitentiaire et opposition à la déchéance de nationalité — qui ont renforcé l’attention portée à ses choix personnels et à son train de vie lorsque ceux-ci ont émergé publiquement.

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Les éléments de la controverse sur le logement

Selon les informations révélées par le magazine Marianne, l’appartement en question est un quatre pièces d’environ 96 m² complété par une terrasse de 14 m² et une place de parking. Le loyer déclaré s’élevait à 1 920 € hors charges, porté à 2 196 € charges comprises. À la même période, la FNAIM estimait qu’un logement équivalent dans le secteur se louait aux alentours de 2 600 €, créant un écart significatif qui a suscité des réactions publiques.

La polémique s’est cristallisée autour de deux points principaux : la nature du dispositif de location et la constitution du dossier de location. Le magazine a qualifié le logement « d’à caractère colossal », ce qui a alimenté l’idée d’un privilège. L’entourage de l’ancienne ministre a précisé qu’il ne s’agissait pas d’un logement social classique mais d’« un dispositif locatif ouvert à tous » permettant au propriétaire de limiter le loyer en contrepartie d’un avantage fiscal.

Par ailleurs, la constitution du dossier de location a été remise en cause : Marianne a évoqué le recours aux revenus de 2013 pour l’étude du dossier, alors que les revenus de 2014 étaient supérieurs. L’hebdomadaire a qualifié la démarche d’« habile entourloupe », soulignant un décalage de calendrier susceptible d’influer sur l’appréciation de l’éligibilité.

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Face à ces critiques, Christiane Taubira et son entourage ont expliqué que, en 2015, les avis d’imposition les plus récents n’étaient pas encore édités, rendant l’usage des revenus N-2 une pratique suivie pour les dossiers de location. Ils ont également indiqué que l’ancienne ministre n’avait pas personnellement géré ses recherches de logement, qu’elle avait découvert tardivement l’avantage fiscal accordé au propriétaire, et qu’elle avait contacté le bailleur pour résilier le bail.

Selon l’entourage cité, la résiliation du bail serait intervenue avant la publication de l’article de Marianne.

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