Charlotte Gainsbourg récompensée aux César, émotion de Serge Gainsbourg
La 51e cérémonie des César se tient le 26 février 2026 à Paris : présidée par Camille Cottin et présentée par l’acteur Benjamin Lavernhe, elle récompense les films sortis en France en 2025. En tête des nominations, Nouvelle Vague de Richard Linklater totalise dix citations, dont celles du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario original. Jim Carrey doit recevoir un César d’honneur lors de la soirée, organisée exceptionnellement un jeudi en raison de la diffusion, le lendemain sur TF1, du spectacle des Enfoirés.

La 51e cérémonie des César se tient le 26 février 2026 à Paris : présidée par Camille Cottin et présentée par l’acteur Benjamin Lavernhe, elle récompense les films sortis en France en 2025. En tête des nominations, Nouvelle Vague de Richard Linklater totalise dix citations, dont celles du meilleur film, de la meilleure réalisation et du meilleur scénario original. Jim Carrey doit recevoir un César d’honneur lors de la soirée, organisée exceptionnellement un jeudi en raison de la diffusion, le lendemain sur TF1, du spectacle des Enfoirés.
Parmi les autres favoris, Dossier 137, L’Attachement et L’Inconnu de la Grande Arche comptent chacun huit nominations. La direction de la cérémonie, le choix des présentateurs et la répartition des nominations dessinent d’ores et déjà la configuration de la compétition : films reconnus pour leur réalisation, leur scénario ou leur interprétation, et la remise d’un César d’honneur à une personnalité internationale du cinéma.
Benjamin Lavernhe, qui assurera la présentation de la soirée, figure également à l’affiche en juillet d’une comédie intitulée De la Comédie-Française. L’ordre inhabituel de programmation — la cérémonie déplacée au jeudi soir — répond au calendrier télévisuel, TF1 diffusant le spectacle caritatif des Enfoirés le lendemain, fidèle à l’appel lancé par Coluche.
1986 : la naissance d’une actrice
La mémoire des César est marquée par des images fortes, parmi lesquelles celle du 22 février 1986 au Palais des Congrès. À 15 ans, Charlotte Gainsbourg reçoit le César du meilleur espoir féminin pour sa prestation dans L’Effrontée, réalisé par Claude Miller. Dans ce film, elle incarne une adolescente au tempérament retenu et sensible, performance saluée par l’Académie.
Sur scène, la jeune actrice, vêtue d’une chemise de satin blanc et d’un costume ample, est visiblement émue. À l’appel de son nom, elle embrasse sa mère, Jane Birkin, puis son père, Serge Gainsbourg. Les caméras filment un geste qui restera dans les mémoires : Serge Gainsbourg se lève, cigarette en main, se précipite vers sa fille et l’embrasse deux fois, montrant une émotion paternelle rarement associée à l’image publique de l’artiste.
Jean-Claude Brialy présente le trophée à Charlotte Gainsbourg, soutenue sur scène par Laure Marsac. Sa prise de parole est brève et troublée : « Merci beaucoup. Je remercie Claude Miller de m’avoir laissé faire ce film. » Ce court discours figure parmi les moments les plus poignants de l’histoire de la cérémonie.
Trente ans plus tard, ces images continuent d’être relayées. La soirée de 1986 est citée comme un instant de basculement public pour Charlotte Gainsbourg, qui remportera par la suite un second César et poursuivra une carrière marquée par des choix de rôles exigeants. Le souvenir de cette remise de prix est également évoqué comme un moment où la représentation familière d’un artiste s’est estompée pour laisser place à la figure d’un père émotionnellement touché.



