Centrale thermique de 200 MW construite au Burkina Faso
Un cycle combiné thermique de 200 MW a été mis en service au Burkina Faso, a annoncé le groupe industriel Mark Cables, basé à Dubaï : l’installation, évaluée à environ 213 millions de dollars, aurait été livrée en six mois dans le but de réduire les pénuries électriques récurrentes qui affectent le pays.

Un cycle combiné thermique de 200 MW a été mis en service au Burkina Faso, a annoncé le groupe industriel Mark Cables, basé à Dubaï : l’installation, évaluée à environ 213 millions de dollars, aurait été livrée en six mois dans le but de réduire les pénuries électriques récurrentes qui affectent le pays.
Selon la communication du développeur, la centrale vise à renforcer la stabilité du réseau national en diminuant la dépendance aux importations d’électricité et en complétant l’offre locale. Le rythme de construction — six mois entre le démarrage et la mise en service — est présenté par l’entreprise comme un élément clé de la réponse à court terme aux déficits énergétiques.
Le système électrique burkinabè reste très fragilisé : d’après des données de la Banque mondiale citées par les sources d’information, le taux d’accès à l’électricité est d’environ 22 % de la population. Le pays s’est appuyé pendant des années sur des importations, notamment depuis la Côte d’Ivoire et le Ghana, qui ont fourni près de 40 % de la demande nationale à certaines périodes.
Financements, renouvelables et options à long terme
Le coût annoncé du projet thermique, proche de 213 millions de dollars, inclut les équipements, la construction et la mise en service de l’unité. Aucun détail public exhaustif n’a été fourni jusqu’à présent sur la structure précise du financement, les conditions d’exploitation ni sur les engagements contractuels relatifs à l’exploitation et à la maintenance.
Parallèlement au développement thermique, des initiatives renouvelables sont en cours : en août, un financement d’environ 21 millions de dollars a été sécurisé pour la construction d’une centrale solaire de 18 MWc à Dédougou. Ce montage financier associe 13 millions de dollars de dette fournis par la banque de développement néerlandaise FMO via son fonds Building Prospects, et une facilité concessionnelle de 7 millions de dollars provenant du Fonds pour l’énergie durable en Afrique (SEFA) de la Banque africaine de développement.
Le gouvernement burkinabè explore également des options énergétiques à plus long terme. Des entretiens ont eu lieu en mars avec la société publique russe Rosatom au sujet d’un projet nucléaire éventuel, tandis que d’autres discussions récentes ont porté sur des partenariats en matière d’énergies renouvelables. Ces échanges témoignent d’un pluralisme d’approches dans la recherche de solutions pour améliorer l’accès à l’électricité.
En complément des chantiers déjà annoncés, les autorités et les partenaires étrangers poursuivent des négociations techniques et financières pour la mise en œuvre des projets mentionnés. Des projets solaires en cours, le projet thermique de 200 MW, et les pourparlers avec Rosatom constituent des éléments identifiés des initiatives énergétiques en cours au Burkina Faso.
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