Cédric Jubillar : ses aveux ont traumatisé le voisinage

La révélation d’aveux par Cédric Jubillar, qui a conduit à la découverte d’ossements attribués à sa femme Delphine dans un champ de Mailhoc, relance l’affaire née de la disparition survenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 et prépare l’ouverture d’un procès très attendu à la cour d’assises du Tarn, fixé au 22 septembre 2025.

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Infirmière en clinique à Albi née le 15 novembre 1987, Delphine Jubillar (née Aussaguel) était mère de deux jeunes enfants et était en instance de divorce selon les informations disponibles. Elle a disparu sans laisser de trace la nuit du 15 au 16 décembre 2020; son époux a déclaré qu’elle avait quitté le domicile vêtue d’une doudoune blanche et muni seulement de son téléphone. Les premières recherches n’avaient permis de retrouver ni la victime ni d’éléments matériels concluants.

En juin 2021, Cédric Jubillar a été mis en examen pour homicide volontaire avec circonstances aggravantes, les enquêteurs soulignant plusieurs incohérences dans ses déclarations. Pendant plusieurs mois, malgré des fouilles, des analyses téléphoniques et des vérifications techniques (notamment du lave-linge), aucune preuve matérielle ne venait étayer une hypothèse définitive.

Des aveux glaçants, une découverte et des réactions locales

Selon des éléments rendus publics en juillet, Cédric Jubillar a adressé une lettre à ses avocats dans laquelle il reconnaît des faits liés à la disparition de Delphine. Ces confidences ont permis aux enquêteurs de localiser des ossements dans un champ à Mailhoc, commune située à une dizaine de kilomètres du domicile du couple. Les circonstances précises de la découverte et les conclusions médico-légales sur l’identification des restes n’ont pas été détaillées dans tous leurs aspects publiquement.

Dans cette même lettre, l’époux a évoqué une dispute et affirmé avoir étranglé sa femme dans le salon de leur maison. Le récit de ces aveux a profondément affecté le voisinage. Une voisine interrogée par La Dépêche a témoigné que l’annonce lui avait ravivé des traumatismes : « Je ne sais pas comment les gens à Mailhoc le vivent, mais moi, je fais encore des cauchemars. Il n’y a pas de mots, c’est d’une violence inouïe. J’ai beaucoup pleuré et je pleure encore beaucoup. Je connaissais bien la famille », a-t-elle déclaré.

Parmi les personnes ayant réagi figure Jean-Louis, agriculteur et ancien candidat de l’émission L’amour est dans le pré 20, qui habite à Saint-Sernin-les-Mailhoc, non loin du terrain où ont été retrouvés les ossements. Il a participé aux recherches initiales et a exprimé son effroi en apprenant que la mise en terre aurait été effectuée dans du fumier. Il a jugé le geste « abominable » pour le symbole que cela représente et a estimé, en s’appuyant sur ses connaissances agricoles, que « à 99 % c’était prémédité. Nous, agriculteurs ou gens du terroir, savons que le fumier accélère la décomposition et que, par ce biais-là, on ne retrouve pratiquement rien », a-t-il déclaré.

Le procès de Cédric Jubillar est programmé à la cour d’assises du Tarn à partir du 22 septembre 2025, pour une durée annoncée de quatre semaines. Des zones d’ombre demeurent encore à élucider.

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