Cédric Jubillar : le stationnement de la voiture dans ses aveux pose problème
Affaire Jubillar : après la découverte d’ossements et des aveux de Cédric Jubillar, un détail sur le stationnement de la Peugeot 207 familiale dans la nuit de la disparition de Delphine, le 15 décembre 2020, relance les questions autour du déroulé des événements. Des témoins décrivent la voiture garée dans un sens, tandis que les gendarmes l’ont constatée dans le sens opposé tôt le matin, un élément qui figure désormais parmi les pièces du dossier.
Delphine Jubillar (née Aussaguel le 15 novembre 1987 à Gaillac), infirmière en clinique à Albi et mère de deux enfants, a disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Son mari, Cédric Jubillar, a été mis en examen en juin 2021 pour homicide volontaire avec circonstance aggravante. Le dossier, très médiatisé, a connu plusieurs étapes judiciaires : un procès devant la cour d’assises du Tarn était programmé à partir du 22 septembre 2025 et, selon le dossier, une condamnation en première instance à 30 ans de réclusion criminelle a été prononcée. À l’été 2026, des ossements attribués à la victime ont été retrouvés dans une exploitation agricole située à Mailhoc.
Selon les éléments publiés, Cédric Jubillar a finalement reconnu les faits dans une lettre adressée à ses avocats en juillet. Dans ce courrier, il explique avoir étranglé son épouse au cours d’une dispute, puis avoir placé son corps dans le coffre de la Peugeot 207 bleue du couple avant de quitter le domicile. Il précise avoir descendu la rue « au point mort » pour, selon ses dires, ne pas réveiller les voisins, puis être revenu quelques heures plus tard.
Un détail qui fait tiquer
La position du véhicule le soir de la disparition est un des points de divergence relevés dans le dossier. Plusieurs témoins — sept, selon des témoignages cités — ont déclaré avoir vu la voiture garée avec le capot orienté vers le haut de la rue le soir du 15 décembre 2020. En revanche, les gendarmes qui se sont rendus sur place aux alentours de 4 h 50 ont constaté que la Peugeot était stationnée « nez vers le bas ». Ce décalage entre les observations des témoins et la position relevée par les forces de l’ordre figure dans les pièces examinées par les enquêteurs.
La voiture a fait l’objet d’examens techniques. D’après le dossier, aucune trace de sang ni de fluide biologique n’a été retrouvée dans le coffre ni à l’intérieur du véhicule. Le rôle de ce véhicule dans la chronologie des événements et la manière dont il a été utilisé pendant la nuit de la disparition sont des éléments scrutés par les services chargés du dossier.
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