Cédric Jubillar : après ses aveux, Cagnac-les-Mines sous tension
Les aveux de Cédric Jubillar, révélés début juillet 2026, relancent l’espoir des habitants de Cagnac‑les‑Mines de retrouver le corps de Delphine Jubillar et fournissent de nouveaux éléments dans une affaire qui a tenu la France en haleine depuis décembre 2020. L’information a été confirmée par l’avocat de M. Jubillar, Maître Pierre Debuisson, qui a déclaré avoir reçu un écrit détaillé de son client dans lequel celui‑ci reconnaît sa culpabilité.

Delphine Jubillar, infirmière née le 15 novembre 1987 à Gaillac, avait disparu dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, selon les éléments communiqués par la famille et l’enquête. Mère de deux jeunes enfants et en instance de divorce, elle avait quitté le domicile conjugal vêtue d’une doudoune blanche et emportant uniquement son téléphone, d’après la version initiale rapportée par son époux.
Mis en examen en juin 2021 pour homicide volontaire avec circonstances aggravantes, Cédric Jubillar avait été jugé à la cour d’assises du Tarn et condamné en octobre 2025 à trente ans de réclusion criminelle. Malgré des fouilles, des analyses du téléphone et du lave‑linge et plusieurs investigations menées depuis la disparition, aucun corps n’avait été retrouvé et aucun élément matériel probant n’avait permis, jusqu’alors, de localiser Delphine.
Les habitants de Cagnac‑les‑Mines réagissent aux aveux de Cédric Jubillar
À Cagnac‑les‑Mines, la nouvelle des aveux a suscité des réactions mêlées de soulagement et d’impatience. Plusieurs riverains interrogés par les médias locaux estiment que ces déclarations pourraient permettre d’identifier le lieu où se trouve le corps de la jeune femme. Jérémy, habitant de la commune voisine d’Albi et auteur d’un mémorial en hommage à Delphine, a déclaré à BFMTV avoir ressenti un « poids » qui commence à retomber après avoir mené des recherches sur le terrain pendant plus de cinq ans.
Des proches et des habitants cités par la presse ont exprimé leur attente quant à la localisation du corps, évoquant la nécessité de mettre un terme au calvaire des enfants. Une résidente a témoigné : « Je pensais qu’il n’allait jamais assumer ce qu’il avait fait », tandis qu’une autre a ajouté : « On a hâte de découvrir où elle se trouve et mettre fin enfin à ce calvaire pour les enfants. »
Le maire de Cagnac‑les‑Mines, Patrice Norkowski, a adopté un ton plus prudent, jugeant les déclarations « encore très évasives » au regard des informations communiquées par les avocats. Il a souligné la nécessité de s’appuyer sur des éléments concrets transmis par la justice et les enquêteurs avant toute confirmation officielle sur la localisation du corps.
Maître Pierre Debuisson a expliqué à La Dépêche du Midi qu’un lien de confiance s’était progressivement instauré avec son client et que celui‑ci, « affaibli », avait souhaité parler. Selon l’avocat, Cédric Jubillar aurait notamment évoqué le désir de « donner une sépulture à la mère de ses deux enfants » dans l’écrit remis à son conseil.
Les informations publiées par la presse les 6 et 7 juillet 2026 précisent la remise d’un écrit d’aveux à l’avocat et la confirmation par ce dernier, sans que, au moment de ces déclarations, de localisation du corps ni d’éléments procéduraux complémentaires n’aient été rendus publics par les autorités judiciaires.
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