Cap-Vert : un foyer présumé d’hantavirus annoncé à bord d’un bateau de croisière
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a fait état, le 3 mai 2026, du décès de trois personnes à bord d’un navire de croisière reliant l’Argentine au Cap‑Vert, des morts possiblement liées à une infection par un hantavirus. Le navire concerné, le MV Hondius, transporte 149 passagers et membres d’équipage et se trouve au large des côtes cap‑verdiennes.

La révélation de cette suspicion a immédiatement soulevé des interrogations : de quel type d’agent s’agit‑il, comment il se transmet et existe‑t‑il un vrai risque d’extension à grande échelle ? Ces questions se posent alors que les autorités sanitaires travaillent à préciser l’origine et l’ampleur de la situation à bord.
Les hantavirus sont essentiellement des virus transmis par des rongeurs. L’infection humaine se produit le plus souvent après inhalation de particules contaminées — par exemple dans des espaces clos ou en milieu forestier — ou à la suite d’un contact avec des denrées ou des surfaces infectées. Les spécialistes insistent sur le fait que la contagion interhumaine reste inhabituelle : une transmission directe entre personnes par voie respiratoire serait bien plus préoccupante que la contamination classique via des animaux.
Dans un bref communiqué daté du 4 mai 2026, l’OMS a toutefois cherché à temporiser les craintes en évaluant le risque de diffusion comme limité et en estimant qu’il n’y avait pas, à ce stade, de justification à décréter des interdictions de voyage ou à susciter une panique internationale.
Deux présentations cliniques et des signes qui varient selon les régions
Sur le plan clinique, les hantavirus peuvent provoquer des tableaux différents selon les continents. En Europe, les infections ont tendance à se manifester par des fièvres hémorragiques accompagnées de troubles rénaux, tandis qu’en Amérique du Sud elles sont plutôt associées à des syndromes cardio‑respiratoires sévères.
Concernant le MV Hondius, l’OMS a confirmé le 3 mai 2026 la survenue de trois décès liés à un foyer suspect d’hantavirus, mais un seul cas a été confirmé à ce jour : il s’agit d’un patient britannique évacué et pris en charge dans un établissement hospitalier de Johannesburg, où son état reste critique selon les autorités sanitaires sud‑africaines.
Deux autres personnes malades, membres de l’équipage de nationalité néerlandaise, demeurent à bord et nécessitent des soins urgents, d’après le propriétaire de l’expédition, Oceanwide Expeditions. Les tentatives des Pays‑Bas pour organiser leur débarquement se heurtent pour l’instant au refus des autorités cap‑verdiennes d’autoriser leur mise à terre.
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