Cameroun : trois militaires condamnés 5 à 10 ans pour le massacre de Ngarbuh (2020)
Six ans après les événements de Ngarbuh, la justice militaire camerounaise a tranché : trois soldats ont été condamnés à des peines d’emprisonnement, dont la durée varie entre cinq et dix ans, a annoncé le tribunal installé à Yaoundé.

Six ans après les événements de Ngarbuh, la justice militaire camerounaise a tranché : trois soldats ont été condamnés à des peines d’emprisonnement, dont la durée varie entre cinq et dix ans, a annoncé le tribunal installé à Yaoundé.
Le drame remonte au 14 février 2020, lorsque 22 civils ont perdu la vie et que de nombreuses habitations ont été incendiées dans le quartier de Ngarbuh, à Ntumbaw, dans la région du Nord-Ouest. Cet épisode avait suscité une vive émotion au niveau national et international.
Face aux accusations, les autorités militaires avaient d’abord réfuté toute responsabilité. Confrontée à des critiques et à des enquêtes, l’armée a ensuite reconnu son rôle dans ces faits, après quoi des procédures judiciaires ont été engagées.
Les trois membres des forces armées qui comparaissaient devant le tribunal militaire de Yaoundé ont vu leur sort scellé par ces condamnations. Les magistrats ont ainsi prononcé des peines privatives de liberté allant de cinq à dix ans à l’encontre des accusés.
Une affaire qui a franchi les frontières
L’affaire Ngarbuh avait rapidement dépassé le cadre national, attirant l’attention d’organisations et de médias à l’étranger. La reconnaissance, puis le jugement des militaires marquent une étape importante dans le traitement judiciaire de cet épisode tragique.
Au-delà des peines infligées, ce dossier relance les questions sur la conduite des forces en opération et sur la réponse judiciaire apportée aux victimes et à leurs proches.
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