Cameroun : quelles conséquences pour les détenus de l’opération Épervier après la libération d’Ondo Ndong et Belinga
La libération, ce week‑end, de Gérard Ondo Ndong et de Roger Belinga a provoqué des scènes d’allégresse au sein de leurs proches, qui se sont retrouvés pour célébrer la remise en liberté après deux décennies passées derrière les barreaux. Les deux hommes, anciens cadres de haut rang, ont retrouvé leurs familles sous les vivats et les embrassades, selon les témoignages recueillis auprès de personnes présentes.

La libération, ce week‑end, de Gérard Ondo Ndong et de Roger Belinga a provoqué des scènes d’allégresse au sein de leurs proches, qui se sont retrouvés pour célébrer la remise en liberté après deux décennies passées derrière les barreaux. Les deux hommes, anciens cadres de haut rang, ont retrouvé leurs familles sous les vivats et les embrassades, selon les témoignages recueillis auprès de personnes présentes.
Ces libérations interviennent près de vingt ans après les premières interpellations liées à l’opération dite « Épervier », lancée en 2006 par le président Paul Biya. Cette vaste campagne, axée sur la lutte contre la corruption au sein des institutions, avait alors visé plusieurs responsables considérés comme des symboles du pouvoir.
Gérard Ondo Ndong et Roger Belinga faisaient partie des personnalités arrêtées au démarrage de cette procédure. Leur dossier avait été suivi de près par l’opinion publique, tant au Cameroun qu’à l’étranger, en raison de leur ancien statut et de l’ampleur médiatique entourant l’opération.
Les deux hommes ont pu bénéficier d’une réduction de peine qui a rendu possible leur sortie ; une mesure dont n’ont pas profité un grand nombre d’autres détenus, condamnés à des peines sévères et qui, pour certains, sont toujours en attente de jugements complémentaires pour d’autres faits reprochés.
Inégalités persistantes dans le traitement des personnes condamnées
Si ces libérations sont accueillies comme une délivrance pour les familles concernées, elles mettent aussi en lumière les différences de sort entre les détenus liés à l’opération Épervier. Plusieurs condamnés restent emprisonnés et voient leur situation judiciaire traîner, provoquant incompréhension et frustration parmi leurs proches et défenseurs.
Le retour à la vie civile pour Ondo Ndong et Belinga ne masque pas la question plus large des mécanismes appliqués aux remises de peine et des critères retenus pour accorder ces allègements. Les ONG, avocats et acteurs de la société civile continuent d’observer de près l’évolution de ces dossiers, tandis que les familles d’autres condamnés réclament elles aussi des éclaircissements sur les procédures en cours.
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