Burkina: le gouvernement dénonce une « participation très active des femmes dans les activités terroristes »
Le gouvernement burkinabé s’est plaint ce vendredi, de la participation de plus en plus remarquée et très active des femmes dans les activités terroristes et les a appelé à y renoncer pour l’intérêt supérieur de la nation.

Le gouvernement burkinabé s’est plaint ce vendredi, de la participation de plus en plus remarquée et très active des femmes dans les activités terroristes et les a appelé à y renoncer pour l’intérêt supérieur de la nation.
« Il nous revient de façon récurrente que des femmes participent de plus en plus aux actions terroristes aux côtés des hommes », a déclaré ce vendredi 29 juillet 2022, la ministre du genre et de la famille, Salimata Nebie.
En effet, explique la ministre, l’on observe qu’elles sont actives sur tout le spectre des activités terroristes : elles participent à la génération de combattants terroristes, au renseignement sur les activités des FDS, au soutien logistique des groupes armés terroristes, et enfin à l’action armée lors des attaques.
« Des femmes combattent aux côtés des terroristes »
Lors des attaques du détachement de Barsalogho, 10 juillet, « on a observé des femmes haranguer des hommes », a déploré, vendredi, la ministre Conombo.« Des femmes combattent aux côtés des terroristes. Comme ce sont des femmes, elles ne sont pas très visibles », dit-elle.
« Dans ces groupes armés, Vous êtes sujettes à toutes formes de vice : drogue, viols, utilisations et abus inhumains indignes », a déclaré Mme Conombo.
Votre place et votre rôle, rappelle la ministre, « c’est de contribuer à la prévention et la gestion des conflits ». Elle a invité lesdites femmes à saisir l’offre du dialogue ou se rendre discrètement dans les détachements militaires pour déposer les armes. « Vous y serez bien accueillies en vue d’une meilleure réinsertion dans la société », a-t-elle garanti. « Abandonnons les armes afin de reconstruire ensemble la vie en famille pour le bonheur de nos enfants« .
Piste d’atterrissage et zones d’intérêt militaire
Les populations ont pu être évacuées des zones d’intérêt militaire sans difficulté, selon le Lieutenant-colonel Yves Didier Bamouni, ce vendredi. « Désormais, toute personne qui se trouverait dans l’une des zones concernées sera considérée comme hostile », prévient-il.
Le Commandant des Opérations du Théâtre National a réfuté l’affaire de piste d’atterrissage. Suite aux actions de vérification, « ces allégations ne sont pas confirmées… [Mais] des infrastructures militaires sont en cours de réalisation dans le cadre des nouvelles acquisitions », dit-il.
En guise de rappel, le gouvernement burkinabé a annoncé mercredi, à la faveur de son Conseil des ministres, que des opérations sont en cours pour confirmer ou infirmer l’hypothèse d’une présumée piste d’atterrissage cachée qui servirait à des groupes armés.
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