Burkina Faso : l’Assemblée législative adopte une «Charte de la révolution»

L’Assemblée législative de transition du Burkina Faso a entériné, le vendredi 27 mars 2026, une nouvelle « Charte de la révolution » destinée à redéfinir le cadre politique et institutionnel en vigueur dans le pays. Selon le rapporteur de la commission des Affaires institutionnelles et des Droits humains, l’objectif affiché est de couper avec ce que le texte qualifie de « modèles politiques impérialistes et néocoloniaux ».

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Politique
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Burkina Faso : l’Assemblée législative adopte une «Charte de la révolution»
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Le projet de texte a recueilli l’accord unanime des 70 députés présents. S’il conserve l’essentiel de l’ossature instituée par la précédente « Charte de la transition », il y ajoute des principes axés sur la défense de la patrie, l’engagement patriotique populaire et la souveraineté nationale.

Un point clé de la charte porte sur le statut du chef de l’État actuel, le capitaine Ibrahim Traoré. L’article 4 stipule que « le président du Faso est éligible aux élections présidentielles, législatives et municipales qui seront organisées pour mettre fin à la révolution », sans toutefois préciser la durée que durera cette période révolutionnaire.

Le texte modifie aussi la dénomination des institutions : l’exécutif sera désormais simplement appelé « gouvernement », alors que l’instance législative voit son appellation changée en « Assemblée législative du peuple », remplaçant l’intitulé antérieur de « Assemblée législative de transition ».

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Réorganisation des sièges et représentation territoriale

Par ailleurs, la charte prévoit une refonte de la composition des 70 sièges de l’Assemblée : les partis et mouvements politiques dissous laissent place à de nouveaux titulaires. La désignation des remplaçants devra tenir compte de la récente réorganisation territoriale du pays afin de « renforcer la représentativité des régions », indique le texte.

Ces dispositions entendent inscrire la gouvernance nationale dans une logique différente de celle antérieure, en mettant l’accent sur la souveraineté et une lecture renouvelée de la représentation politique au niveau régional.

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