Burkina Faso franchit une étape juridique décisive

Le Burkina Faso a officiellement adhéré à la Convention de Vienne sur la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires, décision validée à l’unanimité par l’Assemblée législative de transition le 27 janvier, dans le cadre du lancement d’un programme nucléaire à moyen terme mené en partenariat avec la Russie.

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Burkina Faso franchit une étape juridique décisive
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Le Burkina Faso a officiellement adhéré à la Convention de Vienne sur la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires, décision validée à l’unanimité par l’Assemblée législative de transition le 27 janvier, dans le cadre du lancement d’un programme nucléaire à moyen terme mené en partenariat avec la Russie.

Ce vote législatif marque une étape juridique importante pour le pays qui, selon des communiqués cités par Sputnik, vise à structurer ses relations internationales autour de projets nucléaires. L’adhésion à la Convention de Vienne intervient alors que le Burkina Faso a engagé des négociations et des accords successifs avec la société d’État russe Rosatom en vue de l’établissement d’une centrale nucléaire sur son territoire.

Les échanges bilatéraux entre Ouagadougou et Moscou remontent à 2024, avec la signature d’une feuille de route en mars 2024 pour la construction d’un réacteur, suivie en octobre 2024 par un protocole d’accord (MoU) entre Rosatom et le gouvernement burkinabè. En juin 2025, le Burkina Faso a signé le document administratif final d’un accord nucléaire intergouvernemental, selon les mêmes sources.

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Le cadre juridique et le partenariat russo-burkinabè

La Convention de Vienne sur la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires est un traité international destiné à encadrer l’indemnisation des préjudices résultant d’un incident nucléaire. Elle institue notamment un régime de responsabilité stricte, plaçant la charge de l’indemnisation sur l’exploitant de l’installation nucléaire, indépendamment de la preuve d’une faute.

En adhérant à ce texte, le Burkina Faso affirme sa volonté d’adopter un cadre juridique reconnu sur la scène internationale pour la gestion des risques liés aux activités nucléaires. Selon les éléments disponibles, cette adhésion constitue également une condition préalable fréquemment requise pour la mise en œuvre de coopérations nucléaires internationales de grande ampleur, en fournissant des garanties juridiques aux partenaires étrangers.

Le choix d’un partenariat avec Rosatom s’inscrit dans une dynamique politique plus large. Le gouvernement de la junte, qui a mené une politique d’éloignement des influences occidentales, a identifié la coopération avec la Russie comme un moyen d’élaborer un cadre pour un programme nucléaire national destiné à réduire le déficit énergétique du pays.

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Rosatom, acteur public russe spécialisé dans l’énergie nucléaire et les technologies associées, a multiplié ces dernières années les accords avec plusieurs États de la région sahélienne. Ces rapprochements s’inscrivent dans la stratégie de Moscou visant à développer son influence sur le continent africain, selon les informations disponibles.

Pour le Burkina Faso, pays parmi les moins électrifiés au monde, l’énergie nucléaire est présentée par ses autorités comme une option susceptible d’accroître significativement la capacité de production électrique et d’améliorer la sécurité énergétique nationale.

La ratification de la Convention de Vienne vise, d’après les textes cités, à rassurer les partenaires internationaux en montrant l’existence d’un régime juridique de gestion des risques et d’indemnisation en cas d’accident nucléaire.

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