Burkina Faso : création de la Société Faso-Agropôle pour structurer les pôles de production
Le Conseil des ministres du 5 février 2026 a approuvé la création de la Société Faso-Agropôle, un nouvel instrument institutionnel destiné à organiser et piloter les principaux bassins de production du Burkina Faso dans le but affiché de renforcer la souveraineté alimentaire et de mieux valoriser le potentiel agricole national.

Le Conseil des ministres du 5 février 2026 a approuvé la création de la Société Faso-Agropôle, un nouvel instrument institutionnel destiné à organiser et piloter les principaux bassins de production du Burkina Faso dans le but affiché de renforcer la souveraineté alimentaire et de mieux valoriser le potentiel agricole national.
Placée sous la tutelle du ministère en charge de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, la structure fédérera plusieurs agropôles répartis sur l’ensemble du territoire. L’initiative s’inscrit dans une logique de centralisation des fonctions de coordination, de planification et de gestion des espaces productifs reconnus pour leur rendement et leur potentiel de développement.
La Société Faso-Agropôle regroupera cinq agropôles principaux : le Sourou, le Nakambé (qui intègre notamment l’ancien pôle de Bagré), Samendéni, la Comoé et le Liptako-Gourma. Cette configuration vise à donner une cohérence administrative et opérationnelle à des zones jusque-là gérées de manière plus fragmentée, selon les éléments communiqués par le gouvernement.
Organisation et périmètre d’action
Selon le porte-parole du gouvernement, le Commandant Ismaël Sombié, la création de la Société Faso-Agropôle a été formalisée par l’adoption de trois décrets lors du même Conseil des ministres. Ces textes définissent le cadre juridique et fonctionnel de l’entité, ses attributions et la répartition des responsabilités entre l’État et les différents acteurs locaux et régionaux impliqués.
La nouvelle entité est conçue pour coordonner des interventions multisectorielles : agriculture vivrière et de rente, élevage et pêche seront articulés avec des activités connexes telles que la transformation agroalimentaire, les infrastructures de stockage et de commercialisation, ainsi que des projets d’écotourisme déjà existants dans certaines zones. Parmi les sites cités pour leur potentiel d’accueil touristique figurent notamment les aménagements autour de Bagré et le site de Toma-Île.
Dans la pratique, la Société Faso-Agropôle devra assurer la programmation des investissements, la gestion foncière concertée, la mise en œuvre de filières prioritaires et le suivi des indicateurs de performance des pôles. Les documents officiels évoquent également des mécanismes de partenariat public-privé pour mobiliser des financements et favoriser la création de valeur locale et d’emplois dans les zones rurales.
Le gouvernement présente cette réforme comme une réponse aux défis de sécurisation des approvisionnements alimentaires et de renforcement des capacités de production, notamment face aux aléas climatiques et aux contraintes logistiques. Les décisions prises lors du Conseil des ministres précisent les contours institutionnels de la société et les agropôles placés sous sa responsabilité.



