Buckingham Palace décrit comme un univers impitoyable
Elizabeth II, 96 ans et souveraine depuis 70 ans, doit célébrer son jubilé de platine du 2 au 5 juin avec quatre jours de festivités et, en point d’orgue, l’apparition traditionnelle au balcon de Buckingham Palace pour le « Salut aux couleurs ». Le palais a indiqué qu’elle serait accompagnée de dix-huit membres de la famille royale et que, « après mûre réflexion », trois personnalités — le prince Andrew, le prince Harry et son épouse Meghan — ne figureraient pas parmi les participants à la parade.

Elizabeth II, 96 ans et souveraine depuis 70 ans, doit célébrer son jubilé de platine du 2 au 5 juin avec quatre jours de festivités et, en point d’orgue, l’apparition traditionnelle au balcon de Buckingham Palace pour le « Salut aux couleurs ». Le palais a indiqué qu’elle serait accompagnée de dix-huit membres de la famille royale et que, « après mûre réflexion », trois personnalités — le prince Andrew, le prince Harry et son épouse Meghan — ne figureraient pas parmi les participants à la parade.
Cette annonce intervient alors que les Britanniques observent la santé déclinante de la reine et mesurent le caractère symbolique de ce jubilé, susceptible d’ouvrir une page de transition pour la monarchie. Le choix d’exclure certains membres de la famille, confirmé par un porte-parole du palais, a alimenté la couverture médiatique autour des préparatifs et de la composition restreinte de la présence royale pour ces cérémonies.
Le contexte familial et institutionnel de ces décisions est décrit de manière détaillée dans un nouvel ouvrage de Marc Roche, « Les Borgia à Buckingham », récemment publié aux éditions Albin Michel. Le livre propose 47 saynètes, présentées comme des tableaux de type « soap opera », qui retracent intrigues de cour, jeux de pouvoir et querelles internes au sein de la famille Windsor, le tout sous l’œil permanent de la presse britannique.
Un portrait sans complaisance de la maison Windsor
Marc Roche y dresse un portrait critique des membres de la famille royale. Il écrit notamment : « Dans cet univers claustrophobe, la paranoïa, les suspicions et les détestations justifient toutes les dérives », dénonçant une atmosphère où les rivalités et les ressentiments structurent les relations internes.
Plus loin, l’auteur souligne les codes et la retenue qui président aux échanges familiaux : « Si certains échanges peuvent paraître secs et manquant parfois de naturel et d’intimité, c’est parce que les Windsor s’expriment avec une intonation compassée et figée. Ce sont des animaux à sang froid dont le visage marmoréen est difficile à déchiffrer. »
Le livre revient sur des décisions publiques récentes. Il rappelle que le prince Charles a écarté le duc d’York — le prince Andrew — de toute fonction officielle après les révélations liées à l’affaire Jeffrey Epstein, choix présenté comme une réponse aux risques pour la réputation de la Couronne.
Les rapports avec le duc et la duchesse de Sussex sont également abordés. Marc Roche revient sur le retrait d’Harry et Meghan en 2020 de leurs obligations royales et relate, entre autres épisodes, des maladresses attribuées à Meghan, dont l’auteur évoque l’incapacité, selon lui, à exécuter correctement une révérence lors de certaines interactions avec la famille.
Sur le plan cérémoniel, l’ouvrage note que la reine conserve des marques identifiables de son style, comme les chapeaux et bibis colorés qui permettent, même de loin, de repérer Sa Majesté durant les grandes occasions.



