Brésil : ratification de l’accord commercial UE-Mercosur
Mercredi 4 mars 2026, le Parlement brésilien a franchi une nouvelle étape : le Sénat a approuvé le projet de décret législatif qui entérine l’accord commercial entre le Mercosur et l’Union européenne, bouclant ainsi l’examen du texte par les chambres fédérales.

Mercredi 4 mars 2026, le Parlement brésilien a franchi une nouvelle étape : le Sénat a approuvé le projet de décret législatif qui entérine l’accord commercial entre le Mercosur et l’Union européenne, bouclant ainsi l’examen du texte par les chambres fédérales.
Cette décision suit de près l’adoption du même projet par la Chambre des députés, intervenue quelques jours plus tôt, qui avait déjà transmis le dossier au Sénat pour décision finale. Le vote du Sénat complète donc la procédure interne brésilienne relative à la ratification.
Avec l’aval des parlementaires brésiliens, il ne reste plus qu’un pays du bloc sud-américain à solder son examen parlementaire : le Paraguay. Argentina et l’Uruguay ont, pour leur part, validé l’accord la semaine précédente, rapprochant le Mercosur d’une mise en œuvre partielle ou totale.
Le texte conclu entre les deux rives de l’Atlantique a pour ambition de créer l’une des plus vastes zones de libre-échange au monde, en ouvrant progressivement les marchés et en abaissant une large part des barrières tarifaires. Des calendriers différenciés prévoient la suppression de droits pour la majeure partie des échanges bilatéraux.
Étapes restantes et premiers effets attendus
Sur le plan pratique, l’entrée en application demandera encore des formalités : d’une part l’achèvement des procédures internes au Paraguay, d’autre part le lancement des mécanismes prévus côté européen, qui peuvent inclure des décisions sur une application provisoire de certaines dispositions. Des voix au sein du Parlement européen avaient par ailleurs évoqué la nécessité de vérifier la conformité juridique du texte, ce qui peut influer sur le calendrier continental.
Pour les économies du Mercosur et de l’Union européenne, le traité promet des gains d’accès aux marchés — en particulier pour les produits agricoles et industriels — mais soulève aussi des débats domestiques autour de la compétitivité, des secteurs protégés et des mesures de sauvegarde que les gouvernements pourront activer pour limiter des dommages temporaires.
Sur le plan politique, l’approbation par Brasília ouvre la voie à la promulgation et à la mise en œuvre progressive des clauses commerciales, tandis que les parlements et gouvernements concernés continuent d’ajuster les mesures nationales d’accompagnement et les protections prévues dans le texte.
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