BEPC 2026 au Burkina : des surveillants soufflent des réponses générées par l’IA aux candidats

Une affaire de fraude présumée au BEPC 2026 secoue le Burkina Faso. Des surveillants sont accusés d’avoir utilisé un téléphone portable et un système d’intelligence artificielle pour fournir des réponses à des candidats lors d’une épreuve officielle.

Publié le à · Mis à jour le
Société
330vues
BEPC 2026 au Burkina : des surveillants soufflent des réponses générées par l’IA aux candidats
Publicité
2 min de lecture
Google NewsCommenter

Les faits se seraient produits au centre secondaire de Guéré, dans la commune de Guiba, province du Zoundwéogo. Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Manga a annoncé l’ouverture d’une enquête après un signalement portant sur de présumés actes de fraude pendant les épreuves du BEPC, session 2026.

Selon les éléments rapportés par le parquet, l’incident aurait eu lieu lors de l’épreuve de physique-chimie. L’un des surveillants aurait assuré le guet à l’entrée de la salle, pendant que son collègue dictait aux candidats des réponses obtenues à l’aide d’un téléphone portable et générées par un système d’intelligence artificielle.

Les investigations évoquent également d’autres irrégularités pendant l’épreuve d’anglais. Quatre candidats se seraient échangé des réponses alors qu’un surveillant somnolait et que l’autre était absent de la salle.

Des surveillants et candidats poursuivis

Les personnes mises en cause ont été déférées devant le parquet le 23 juin 2026. Selon le communiqué du procureur, elles auraient reconnu les faits de fraude à un examen officiel qui leur sont reprochés.

En raison de la gravité des faits, les surveillants impliqués ainsi que les candidats majeurs ont été placés sous mandat de dépôt. Les candidats mineurs, eux, doivent comparaître devant le juge des enfants le 6 juillet 2026.

Les surveillants et les candidats majeurs sont attendus devant le Tribunal correctionnel de Manga le 8 juillet 2026. La procédure devra se poursuivre dans le respect des droits de la défense et de la présomption d’innocence.

Cette affaire intervient dans un contexte où les autorités burkinabè disent vouloir renforcer la crédibilité des examens officiels. Le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Manga a réaffirmé sa détermination à lutter contre toute forme de fraude aux examens.

Articles liés

Commentaires

Les commentaires se chargent lorsque vous arrivez ici.

Merci pour votre lecture — publicité
© 2026 BENIN WEB TV