Bénin: Yayi et Madougou exigent un droit de réponse à  l’ORTB après l’interview de Talon

Après l’interview accordée par le président Patrice Talon à l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB), l’ancien chef d’État Thomas Boni Yayi et Madame Reckya Madougou indexés dans l’interview, exigent un droit de réponse.

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Bénin: Yayi et Madougou exigent un droit de réponse à  l’ORTB après l’interview de Talon
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L’ancien président Boni Yayi et son ex ministre de la justice, Reckya Madougou selon Banouto veulent répondre au président Patrice Talon suite à l’interview qu’il a accordé à la télévision nationale et diffusée le 23 Décembre dernier. Les deux personnalités ont jugé de « graves », certains propos tenus par le chef de l’État dans son interview.

En effet, au cours de l’interview, Patrice Talon a expliqué que Reckya Madougou a été condamnée pour avoir commandité l’assassinat de l’ancien maire de Parakou. « Ses complices arrêtés, sont passés aux aveux. On a vu les traces des échanges par lesquels les gens ont été payés, mandatés pour commettre un assassinat« , a déclaré le président Patrice Talon.

Sur le pardon qui lui a été accordé par son prédécesseur lors de son exil, Patrice Talon a expliqué qu’il n’avait rien demandé à Boni Yayi. « Moi, je n’ai jamais demandé que Boni Yayi me pardonne de quoi que ce soit. Il ne m’a pardonné de rien du tout parce que je ne suis condamné de rien du tout« , a fait savoir l’actuel locataire du palais de la Marina.

Le Chef de l’Etat a affirmé que les allégations de tentative d’empoisonnement et de coup d’Etat dirigées à son encontre relèvent davantage de la tragi-comédie. Il a exprimé son souhait d’organiser un échange (Atchapodji) avec son prédécesseur pour discuter de ces sujets.

Demande de droit de réponse à l’ORTB

Choqués par les propos du président de la république, Reckya Madougou à travers son conseil et l’ancien président Boni Yayi ont saisi la télévision nationale d’un droit de réponse.

« Toutes ces affirmations suffisamment graves méritaient qu’en toute équité, il soit donné l’occasion à nos clients de se prononcer comme l’exige le Code de l’information et de la Communication », a confié Me Renaud Agbodjo à la même source.

Mais pour l’instant, le droit de réponse est resté sans suite au niveau de la chaine du service public.

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