Bénin: les réserves de Richard Ouorou sur le nouveau mécanisme de gestion des marchés
Le nnouveau mécanisme de gestion des marchés mis en place par le gouvernement ne fait pas l’unanimité dans l’opinion. Le politologue Richard Ouorou y trouve un moyen de restriction de l’autonomie des communes.

Pour gérer les marchés modernes en construction dans les communes, le gouvernement a mis en place une agence. Ce nouveau mécanisme de gestion des marchés dérange le politoligue béninois qui y soupçonne un instrument de contrôle politique des maires à des fins électoralistes.
Dans une analyse publiée sur sa Page Facebook, le Consultant international soucieux de la transparence, de la responsabilité et d’une véritable séparation des pouvoirs qui devait caractérisé la gouvernance dans nos États, s’interroge sur le nouveau mécanisme de gestion des marchés mis en place par le gouvernement.
« Je suis fermement convaincu que des réformes, à l’instar de celle que je veux dénoncer aujourd’hui, devraient être menées de manière ouverte et intégrative, avec la participation active de la société civile et des groupes cibles, afin de construire une démocratie plus solide et plus inclusive« , a commencé par souligner Richard Ouorou.
Pour lui, le principe de l’incrementalisme a déjà fait ses preuves dans des sociétés fortes et inclusives. Il invite donc à mettre fin à l’appauvrissement des collectivités territoriales de façon systématique.
La prolifération de ces mécanismes et institutions, justifiée par des réformes soi-disant disruptives sous le régime de Patrice Talon, poursuit le politologue, est entourée d’une opacité préoccupante quant à leurs objectifs et finalités véritables.
« En ce qui concerne ce nouveau mécanisme de gestion des marchés, je crois qu’il est temps pour nous de faire évoluer notre démocratie par une véritable séparation des pouvoirs. Il est donc crucial que les communautés décentralisées prennent leur autonomie, notamment en ce qui concerne la gestion de leurs marchés« , indique Richard Ouorou.
Il admet que dans le cadre de la lutte contre la corruption, il faut mettre au niveau local des mécanismes de supervision et de transparence avec une surveillance concomitante.
Cependant, indique-t-il, l’urgence est que le gouvernement se prononce sur l’arrière-plan politique et économique de ce mécanisme de gestion, « afin que nous puissions non seulement juger de son importance, mais surtout être informés qu’il ne s’agit pas simplement d’un autre instrument de contrôle politique des maires par le pouvoir central à des fins électorales« , a fait savoir Richard Ouorou.
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