Aveyron : un rugbyman de 23 ans entre la vie et la mort après avoir été plaqué par un joueur sous cocaïne
Un jeune rugbyman de 23 ans, identifié comme Noah, a été gravement blessé dimanche 22 février lors d’un match de Régionale 2 en Aveyron : frappé à la tempe dans les dernières minutes de la rencontre entre les équipes réserves de Séverac et Maureilhan-Montady, il a été héliporté vers l’hôpital, puis transféré et opéré à Toulouse après la découverte d’une hémorragie cérébrale et d’un enfoncement de la boîte crânienne.

Un jeune rugbyman de 23 ans, identifié comme Noah, a été gravement blessé dimanche 22 février lors d’un match de Régionale 2 en Aveyron : frappé à la tempe dans les dernières minutes de la rencontre entre les équipes réserves de Séverac et Maureilhan-Montady, il a été héliporté vers l’hôpital, puis transféré et opéré à Toulouse après la découverte d’une hémorragie cérébrale et d’un enfoncement de la boîte crânienne.
La scène s’est déroulée alors qu’il ne restait qu’environ deux minutes de jeu. Selon les premiers éléments rapportés, un joueur de l’Hérault a porté un coup de poing à la tempe de la victime, qui s’est effondrée immédiatement. Noah aurait brièvement repris connaissance avant une dégradation rapide de son état nécessitant l’intervention urgente des secours et un transport par hélicoptère vers le centre hospitalier de Rodez.
Les examens médicaux pratiqués à Rodez ont révélé une hémorragie cérébrale associée à un enfoncement de la boîte crânienne, ce qui a motivé un transfert vers un centre hospitalier de niveau supérieur à Toulouse où une opération en urgence a été réalisée. Le pronostic vital a été décrit comme critique dans les comptes rendus publics initiaux.
Réactions des proches, du club et de la Fédération
Dans un message publié sur la page Facebook « Rugby Amateur », le père de Noah a exprimé son émotion et insisté sur la responsabilité individuelle : « Ce qui est arrivé à Noah peut arriver à tout le monde. La seule chose que je tiens à dire, c’est que tout le monde est maître de ses actes », a-t-il écrit, appelant au respect des valeurs du rugby.
Joël Agullon, président du club de Sévérac-le-Château, a dénoncé un acte « délibéré » et estimé que le joueur mis en cause « n’a pas sa place sur un terrain de rugby ». Il a précisé, selon les propos relayés, que l’individu « n’était pas maîtrisable » et a qualifié le geste d’inacceptable, estimant que le joueur aurait visé un adversaire plus faible plutôt que d’affronter des joueurs de corpulence comparable.
La Fédération française de rugby (FFR) a annoncé qu’elle se porterait partie civile et a « fermement » condamné l’acte, selon un communiqué rendu public. Sur le plan judiciaire, le principal mis en cause a été placé en garde à vue et fait l’objet de poursuites pour « violences volontaires ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours commises dans une enceinte sportive ». Le parquet de Rodez a précisé que les dépistages de stupéfiants pratiqués sur le gardé à vue se sont révélés négatifs.



