Argentine : le Parlement adopte définitivement la loi de flexibilisation du travail de Javier Milei
Le Parlement argentin a voté définitivement, dans la soirée du vendredi 27 février 2026, une vaste réforme visant à assouplir le marché du travail, au terme de plusieurs semaines de négociations parlementaires et de manifestations parfois violentes. Ce texte figurait parmi les priorités du président Javier Milei, connu pour ses positions ultralibérales.

Le Sénat a donné son feu vert lors du second et dernier scrutin, après que la chambre des députés l’eut approuvé la semaine précédente. Cette adoption renforce l’impulsion législative du chef de l’État à deux jours de son discours annuel au Parlement, prévu dimanche 1er mars 2026, qui marque le lancement politique de la troisième année de son mandat.
Présentée sous le nom de « modernisation du travail », la loi introduit une série de changements profonds dans la réglementation du travail en Argentine, qui touchent tant les contrats et les indemnités que l’organisation des horaires et des congés.
Les organisations syndicales ont vivement dénoncé le texte, le qualifiant de recul social, et ont annoncé leur intention de saisir la justice pour en contester la conformité à la Constitution. Les mobilisations populaires qui ont accompagné l’examen parlementaire avaient déjà traduit l’ampleur de l’opposition sociale.
Les principales mesures adoptées
Le dispositif facilite les procédures de licenciement et abaisse les montants versés en indemnités, modifiant le barème qui régit les compensations pour départs forcés.
La réforme autorise également d’étendre la durée quotidienne de travail jusqu’à douze heures dans certains cas, une disposition qui modifie les repères habituels sur le temps de travail des salariés.
Par ailleurs, le périmètre des « services essentiels » est élargi, ce qui restreint de facto le droit de grève pour les secteurs classés comme tels, selon le texte adopté.
Enfin, la loi permet le fractionnement des congés payés, ouvrant la possibilité pour les employeurs de répartir différemment les périodes de repos annuelles des employés.
Face à ces changements, les syndicats ont promis d’engager des recours juridiques visant à faire annuler la loi pour inconstitutionnalité, et continuent d’appeler à des actions de rue pour contester la réforme.
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