Argentine : la réforme du travail adoptée par les députés et transmise au Sénat
Au cours de la nuit entre le jeudi 19 et le vendredi 20 février 2026, les députés argentins ont approuvé une réforme du code du travail portée par l’exécutif. Le vote a eu lieu après des heures de débats et intervient dans un climat social tendu.

Au cours de la nuit entre le jeudi 19 et le vendredi 20 février 2026, les députés argentins ont approuvé une réforme du code du travail portée par l’exécutif. Le vote a eu lieu après des heures de débats et intervient dans un climat social tendu.
L’initiative législative, portée par le président Javier Milei et inscrite dans sa feuille de route économique, vise à remanier en profondeur la réglementation du travail. Qualifiée par ses détracteurs d’ultralibérale, elle suscite des oppositions virulentes au sein des organisations syndicales.
La décision de la Chambre basse survient immédiatement après une journée de grève générale qui a fortement perturbé les transports et de nombreuses activités à travers le pays, signe de la mobilisation syndicale contre le projet.
Amendé par les députés, le texte — présenté sous le nom de « modernisation du travail » — est rejeté par la majeure partie des syndicats. Il doit maintenant être examiné par le Sénat pour obtenir son aval définitif, une étape que le gouvernement espère voir bouclée d’ici le mois de mars.
Conflits et calendrier
Les organisations de travailleurs dénoncent des reculs sociaux et annoncent la poursuite des mobilisations si le Sénat maintient l’orientation du projet. De leur côté, les partisans de la réforme estiment qu’une refonte du cadre légal est nécessaire pour flexibiliser le marché du travail et stimuler l’activité économique.
La chambre haute va désormais disposer d’un délai pour étudier les modifications apportées par les députés ; l’issue de son examen déterminera l’entrée en vigueur ou non des nouvelles dispositions. Entre-temps, la confrontation politique et sociale risque de rester vive, alors que le gouvernement pousse pour une adoption rapide.
Articles liés
Soudan : trois commandants des FSR sanctionnés par le Trésor américain pour atrocités à El-Fasher
Côte d’Ivoire : les chefs traditionnels mobilisés pour le retour du tambour parleur
Japon : Sanae Takaichi accuse Pékin de vouloir modifier le statu quo par la force ou la coercition
RDC : la France reconnaît former des soldats congolais à Kisangani à la demande de Kinshasa