Après sa blague sur l’islam, Regelegorila décrit une ‘dérive sectaire un peu gênante’
Regelegorila, créateur de contenus connu sur YouTube, affirme avoir reçu des menaces de mort et avoir été victime de doxxing après une plaisanterie sur l’islam publiée en juillet 2025. Selon ses déclarations du 2 mars 2026 à melty, des insultes et la divulgation de son adresse personnelle ont suivi sa vanne, tandis qu’un groupe sur Discord aurait évoqué son assassinat, une affaire désormais signalée à la police.

Regelegorila, créateur de contenus connu sur YouTube, affirme avoir reçu des menaces de mort et avoir été victime de doxxing après une plaisanterie sur l’islam publiée en juillet 2025. Selon ses déclarations du 2 mars 2026 à melty, des insultes et la divulgation de son adresse personnelle ont suivi sa vanne, tandis qu’un groupe sur Discord aurait évoqué son assassinat, une affaire désormais signalée à la police.
Présent sur les réseaux depuis plusieurs années, Regelegorila s’est imposé par des critiques de films et de séries souvent partagées sur YouTube. Sa formule mêle analyses concises des sorties Netflix ou Prime et humour visuel, ce qui lui a valu une audience fidèle. Le créateur se présente comme un passionné de cinéma, ayant commencé sa chaîne dès son adolescence, avec pour objectif de partager son point de vue et son style décalé.
La polémique remonte à juillet 2025 : sur X, un internaute vantait les mérites spirituels de la prière à la Mecque, estimant qu’elle valait mieux que « 100 000 prières dans les autres mosquées ». Le YouTubeur a répondu par une plaisanterie : « Archi drôle cette religion, y’a des boosts XP ». Cette réplique, perçue par certains comme provocatrice, a déclenché de vives réactions en ligne.
Entre réactions en ligne et réactions judiciaires
Les commentaires hostiles se sont multipliés et, d’après Regelegorila, des messages allant jusqu’à des menaces de mort ont été publiés. Le créateur affirme que des internautes ont également divulgué son adresse personnelle, exposant sa vie privée. Dans son entretien, il a évoqué la gravité de la situation : « Il y avait un groupe de gens qui ont organisé mon assassinat dans un Discord et là on est là à la police ».
Interrogé le 2 mars 2026, il a expliqué que son intention était de provoquer un rire et non de blesser. Il a défendu l’idée d’une lecture fondée sur l’intention plutôt que sur le premier degré, en distinguant, selon lui, une maladresse isolée d’une volonté de nuire. Il a toutefois reconnu la sensibilité du sujet : « L’islam, c’est quand même une religion qui est beaucoup persécutée et je comprends le mécanisme d’autodéfense », a-t-il déclaré à melty.
Le YouTubeur a exprimé son amertume face à l’ampleur des réactions sur la toile, qualifiant certains comportements de « très proche de la dérive sectaire ». Malgré la hostilité, il a relativisé l’impact en évoquant le phénomène d’anonymat sur les réseaux, qu’il considère comme amplificateur d’agressivité sans équivalent dans la vie réelle. Il a aussi confié avec une pointe d’ironie qu’il se pose des questions sur sa popularité lorsqu’il ne reçoit pas d’insultes : « Parfois, quand je n’en reçois pas, je me demande si je ne perds pas en popularité ».
Selon ses propos recueillis par melty, la situation a pris une tournure suffisamment sérieuse pour que lui et ses conseillers saisissent les forces de l’ordre, après la mise en ligne d’informations personnelles et l’évocation d’un projet d’attaque au sein d’un serveur Discord.



