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Amnesty International: le rapport 2021-2022 dénonce plusieurs violations des droits de l’homme au Bénin et dans le monde

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La pandémie de la Covid19 qui devait lancé un nouveau départ dans les rapports entre les humains et entre les Nations n’a malheureusement pas contribué à faire évoluer les mentalités. Ainsi, sur le plan des droits humains, le rapport d’Amnesty International sur la situation dans le monde en 2021, publié en mars 2022, montre que les promesses de « reconstruire en mieux » après la pandémie de COVID-19 n’ont été qu’un marché de dupe. Au Bénin, la situation n’est pas aussi reluisante.

A l’éclatement de la Covid19, les Etats, notamment les grandes puissances se sont engagées à construire au mieux la coopération mondiale. Mais selon le rapport 2021-2022 de l’Amnesty Internationale, cet engagement de construire des rapports plus sains entre les Nations et entre les individus a été juste des promesses creuses.

La preuve, de nouveaux conflits ont éclaté à travers le monde; d’autres par contre se sont poursuivis. Les personnes soumises à l’immigration du fait de ces conflits ont été soumises à d’innombrables atteintes à leurs droits fondamentaux, notamment à des renvois forcés illégaux. Certains Etats ont prétexté de la pandémie pour réduire davantage l’espace civique. Ailleurs les voix indépendantes et critiques sont réprimées.

Au Bénin, la situation des droits de l’homme n’est pas la plus reluisante…

La cérémonie de lancement du rapport 2021 de l’Amnesty-Bénin sur la situation des droits de l’homme dans le pays de Patrice Talon a eu lieu le mardi 29 Mars 2022 dans les locaux de l’institution, à Cotonou. Le contenu du document de 512 pages, Emmanuel Gabin Adjanon, président du Conseil d’administration d’Amnesty International Bénin, a reconnu que des avancées notables ont été enregistrées. Cependant, a-t-il fait remarquer, la quête de leadership, l’avidité du pouvoir et autres facteurs ont contribué à des violations massives des droits humains. Ce qui fait du Bénin, un pays dont le respect des droits humains reste préoccupant.

Restriction des libertés d’expression, la violation des droits d’opposants politiques détenus, la répression dans le sang de manifestants par des forces de défense et de sécurité dans le cadre de l’élection présidentielle de 2021, des détentions arbitraires, le recours excessif à la force, la violation des droits des personnes bisexuelles ou transgenre… sont entre autres des cas de violation des droits humains renseignés par le rapport de l’Amnesty International Bénin.

Le cas des opposants Joël Aïvo et Reckya Madougou…

Le rapport 2021-2022 de l’Amnesty International Bénin a également dénoncé les violations de droit à un procès équitable à des opposants au régime de Cotonou. Selon le contenu du rapport, au moins dix militants, et opposants politiques ont été arrêtés et détenus lors des manifestations et affrontements entre des manifestants et les forces de défense et de sécurité dans plusieurs villes durant la période de l’élection présidentielle.

Le rapport a évoqué notamment le cas de Joël Aïvo, dont la candidature à l’élection présidentielle avait été rejetée. Il a été ensuite arrêté et détenu à Cotonou le 15 avril. Il était accusé d' »atteinte à la sûreté de l’État » et de « blanchiment de capitaux ». Même sort pour Réckya Madougou, membre du parti d’opposition « Les Démocrates » et dont la candidature avait aussi été rejetée. Elle aussi a été arrêtée le 3 mars à Porto Novo et détenue à la prison d’Akpro Missérété. Elle a été inculpée de « financement du terrorisme » au motif qu’elle aurait « formé le dessein de perturber le déroulement du prochain scrutin en perpétrant des actes de terreur de grandes ampleurs ».

Durant leur détention, leurs avocats ont dénoncé des violations des droits de leurs clients, notamment le droit de communiquer avec leur famille et de recevoir des visites régulières de celle-ci et de leur droit de s’entretenir avec leurs avocats en toute confidentialité.

Les 6 et 11 décembre, la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme a condamné Joël Aïvo et Reckiatou Madougou respectivement à 10 et 20 ans d’emprisonnement. Le Département d’État américain a déclaré que leurs procès faisaient « craindre de graves ingérences politiques dans la justice béninoise ».

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