Allemagne et Espagne : Airbus soutiendra une solution à deux avions de combat pour le SCAF si les clients l’exigent
Airbus, qui représente l’Allemagne et l’Espagne au sein du programme SCAF, a annoncé ce jeudi 19 février 2026 son soutien à une configuration reposant sur deux vecteurs aériens distincts. L’annonce intervient alors que les discussions sur l’architecture future du système de combat aérien du futur restent tendues entre partenaires.

Airbus, qui représente l’Allemagne et l’Espagne au sein du programme SCAF, a annoncé ce jeudi 19 février 2026 son soutien à une configuration reposant sur deux vecteurs aériens distincts. L’annonce intervient alors que les discussions sur l’architecture future du système de combat aérien du futur restent tendues entre partenaires.
Lors d’une conférence de presse, le directeur général Guillaume Faury a indiqué que le groupe est prêt à accompagner une solution à double volet si telle est la demande des clients. Il a précisé qu’Airbus entendrait jouer « un rôle de premier plan » dans la mise en œuvre d’une telle option, marquant ainsi une volonté d’engagement industriel résolue.
Le patron d’Airbus a par ailleurs mis en garde contre les conséquences d’un blocage sur une option unique : selon lui, s’enfermer autour d’un seul pilier technique pourrait mettre en péril l’ensemble du programme SCAF. Ce rappel souligne la fragilité des compromis politiques et industriels qui conditionnent l’avenir du projet.
Du côté de Madrid, le ministère espagnol de la Défense a confirmé que l’Espagne restait « pleinement engagée » dans le programme, et ce malgré les interrogations exprimées la veille par le chancelier allemand Friedrich Merz, mercredi 18 février 2026. La déclaration traduit la volonté de maintenir la coopération malgré les divergences récentes.
Enjeux politiques et industriels
La prise de position d’Airbus peut être lue comme une tentative de désamorcer les tensions entre partenaires en offrant une voie de compromis technique capable d’accommoder des exigences nationales différentes. Soutenir une option à deux avions permettrait de préserver des marges de manœuvre pour l’industrie européenne tout en limitant le risque d’abandon du programme en cas d’impasse politique. Reste à voir comment Berlin, Madrid et les autres acteurs du SCAF traduiront ces déclarations en décisions concrètes dans les semaines à venir.
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