Algérie-Mali : des relations toujours tendues
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a récemment souligné que deux responsables du gouvernement de transition malien avaient été formés en Algérie, rappelant la « bienveillance » de son pays envers le Mali. Ses propos interviennent alors que les relations entre Alger et Bamako sont marquées depuis 2024 par une série de différends diplomatiques, sécuritaires et juridiques.

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a récemment souligné que deux responsables du gouvernement de transition malien avaient été formés en Algérie, rappelant la « bienveillance » de son pays envers le Mali. Ses propos interviennent alors que les relations entre Alger et Bamako sont marquées depuis 2024 par une série de différends diplomatiques, sécuritaires et juridiques.
Les tensions se sont aggravées après la dénonciation, par Bamako, de l’accord de paix de 2015, négocié sous le parrainage de l’Algérie, ainsi qu’un incident survenu dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2025, lorsqu’un drone militaire malien a été abattu pour avoir pénétré l’espace aérien algérien. Le Mali a contesté la version d’Alger et saisi la Cour internationale de Justice, qui a suspendu la procédure faute de réponse formelle de l’Algérie.
Par ailleurs, Bamako accuse l’Algérie de positions contradictoires dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Les relations sont également compliquées par la présence en Algérie de l’imam Mahmoud Dicko, figure politique malienne, qui a lancé depuis l’étranger la Coalition des forces pour la République, un mouvement d’opposition aux autorités de transition maliennes.
À ce jour, aucune initiative de normalisation n’a été annoncée, et les différends entre les deux pays restent entiers.
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