Algérie : le président Tebboune gracie l’historien polémique Mohamed Amine Belghit
Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a accordé lundi la grâce à l’historien Mohamed Amine Belghit, condamné en appel à trois ans de prison ferme pour « atteinte à l’unité nationale » et « incitation à la haine raciale ».

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a accordé lundi la grâce à l’historien Mohamed Amine Belghit, condamné en appel à trois ans de prison ferme pour « atteinte à l’unité nationale » et « incitation à la haine raciale ».
Belghit, habitué des polémiques, avait été initialement condamné en juillet à cinq ans de prison ferme après avoir déclaré sur une chaîne arabe que l’identité amazighe, peuple autochtone d’Afrique du Nord, était une « création franco-sioniste ». Il avait été incarcéré en mai suite à la diffusion d’une interview dans laquelle il qualifiait également la langue amazighe de « projet idéologique franco-sioniste ».
Ses propos avaient suscité une vive indignation en Algérie, où le tamazight est reconnu comme langue officielle depuis 2016. L’universitaire, se présentant comme spécialiste du Maghreb, est régulièrement au centre de controverses pour ses positions hostiles à l’identité amazighe et révisionnistes sur l’histoire algérienne.
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