Alain Chabat en tête au box‑office des Astérix devant Claude Zidi et Guillaume Canet
Sorti le 30 janvier 2002, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat s’est rapidement imposé comme le phénomène cinéma de l’année en France, totalisant 14 559 509 entrées et dominant le box-office hexagonal. Sa sortie a marqué un pic d’affluence pour une adaptation en prises de vues réelles de la bande dessinée, portée par un humour absurde et des répliques devenues cultes.

Sorti le 30 janvier 2002, Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre d’Alain Chabat s’est rapidement imposé comme le phénomène cinéma de l’année en France, totalisant 14 559 509 entrées et dominant le box-office hexagonal. Sa sortie a marqué un pic d’affluence pour une adaptation en prises de vues réelles de la bande dessinée, portée par un humour absurde et des répliques devenues cultes.
La trajectoire du petit Gaulois au cinéma ne commence pourtant pas avec Chabat : dès 1968, l’univers d’Astérix a investi le grand écran en animation avec Astérix et Cléopâtre, supervisé par René Goscinny et Albert Uderzo. La première adaptation live-action majeure date de 1999, avec Astérix et Obélix contre César réalisé par Claude Zidi, qui réunit Christian Clavier et Gérard Depardieu et attire près de 8,95 millions d’entrées en France, confirmant la capacité de la franchise à mobiliser un public familial large.
Les suites ont offert des fortunes diverses. Après le succès massif de Chabat, Astérix aux Jeux Olympiques (2008), porté par un budget important et un casting international, atteint environ 6,8 millions d’entrées en France. Au service de Sa Majesté (2012), signé Laurent Tirard, recule encore aux alentours de 3,8 millions. Ces chiffres traduisent une érosion de l’audience en salles au fil des années, malgré des tentatives de renouvellement esthétique et de casting.
De Zidi à Canet : chiffres, tonalités et réception
Le contraste entre les approches est sensible. Claude Zidi a posé les bases du passage à la prise de vues réelles avec un ton populaire et spectaculaire, parfois potache, qui a su séduire un public familial massif dès 1999. Son succès commercial a confirmé que l’univers d’Uderzo et Goscinny pouvait fonctionner hors animation.
Avec Alain Chabat, la tonalité change et le dispositif comique se complexifie : direction artistique affirmée, dialogues signés par un humour absurde et une galerie de personnages interprétés par un casting remarqué — notamment la présence de Jamel Debbouze — ont contribué à transformer le film en phénomène culturel, au-delà des seules entrées au cinéma.
Plus récemment, Guillaume Canet a repris le flambeau en 2023 avec L’Empire du Milieu, dans lequel il incarne Astérix. Le film réalise un démarrage solide dans le contexte post-Covid et franchit les 4,6 millions d’entrées en France, pour plus de 7,3 millions au total dans le monde, devenant à l’international le film français le plus vu depuis la pandémie.
La comparaison chiffrée des trois principales adaptations live-action place donc Alain Chabat (2002) en tête avec ~14,6 millions d’entrées, suivi de Claude Zidi (1999) à ~8,9 millions, et de Guillaume Canet (2023) à ~4,6 millions en France. Ces chiffres s’inscrivent dans un paysage cinématographique transformé par la concurrence, la fragmentation du public et l’essor des plateformes de streaming.



