Agnès Jaoui continue de parler avec Jean‑Pierre Bacri six ans après sa mort

Agnès JaouiL’Objet du délit, qu’elle dédie à Jean‑Pierre Bacri et dont elle dit puiser la matière dans le dialogue intérieur qu’elle entretient toujours avec l’acteur disparu. Dans un entretien accordé à Paris Match, la réalisatrice affirme qu’elle « converse toujours avec lui. Bien sûr qu’il est là », expliquant que sa mémoire influence son écriture et sa mise en scène sur ce projet centré sur une accusation d’agression sexuelle au sein d’une troupe d’opéra.

Le à · MàJ le
Cinéma
22vues
Agnès Jaoui continue de parler avec Jean‑Pierre Bacri six ans après sa mort
Publicité
2 min de lecture
Google News

Selon ses déclarations, Agnès Jaoui entend encore « les remarques » de Jean‑Pierre Bacri lorsqu’elle travaille. Cette relation, à la fois personnelle et artistique, se poursuit pour elle comme une présence intérieure qui nourrit ses choix créatifs. L’Objet du délit est présenté au Festival de Cannes et marque le premier film qu’elle dirige depuis la disparition de Jean‑Pierre Bacri en 2021.

Le long‑métrage met notamment en scène Daniel Auteuil, qui donne la réplique à Agnès Jaoui. La réalisatrice décrit le projet comme très personnel et le dédie à la mémoire de Jean‑Pierre Bacri, dont l’influence persiste dans son travail de scénariste et de réalisatrice.

Un partenariat artistique et affectif qui a traversé les années

Jean‑Pierre Bacri est décédé le 18 janvier 2021 à l’âge de 69 ans, des suites d’un cancer. Sa disparition avait suscité une forte émotion dans le monde du cinéma français. Acteur et scénariste reconnu pour son humour grinçant et une sensibilité portée à l’écran, il formait avec Agnès Jaoui un duo artistique majeur qui a durablement marqué le public.

Les deux artistes ont partagé plus de trente ans de vie commune et une collaboration prolifique. Même après la fin de leur relation amoureuse en 2012, ils ont conservé un lien professionnel et personnel étroit. Ils sont notamment les co‑auteurs et interprètes d’œuvres devenues emblématiques du cinéma français, telles que Cuisine et dépendances, Un air de famille, Le Goût des autres et Comme une image.

Leur écriture commune se caractérisait, selon plusieurs observateurs, par une combinaison d’ironie sociale, de tendresse et d’un regard aigu sur les relations humaines. Agnès Jaoui indique aujourd’hui que cette sensibilité partagée continue d’alimenter sa démarche artistique et qu’elle conserve intérieurement le dialogue entretenu avec Jean‑Pierre Bacri.

Présenté sur la Croisette, L’Objet du délit aborde la thématique d’une accusation d’agression sexuelle au sein d’une troupe d’opéra, sujet au cœur de la narration selon les éléments rendus publics. Agnès Jaoui a déclaré à Paris Match que les interventions imaginaires de Jean‑Pierre Bacri lors de l’écriture et de la mise en scène restent pour elle une source d’inspiration et de critique.

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité