AFSF 2026 : les déclarations clés de la cérémonie d’ouverture à Kigali

Le Forum sur les systèmes alimentaires africains (AFSF) s’est ouvert le 31 août à Kigali, au Rwanda, réunissant dirigeants, décideurs et représentants de la société civile venus de plus de 50 pays pour discuter des grands enjeux de l’agriculture africaine, avec un objectif affiché: faire passer le continent des engagements et du dialogue à l’action concrète.

Ousmane Traoré Samba
Ousmane Traoré Samba
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Economie
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AFSF 2026 : les déclarations clés de la cérémonie d’ouverture à Kigali
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Lors de la cérémonie d’ouverture, la vice-présidente du Fonds international de développement agricole (Fida), Gerardine Mukeshimana, a annoncé le lancement d’un mécanisme de financement mixte de 200 millions de dollars destiné à accroître les investissements climatiques au Kenya, en Tanzanie, en Ouganda et au Rwanda. «Les gouvernements africains sont à l’avant-garde. Toutefois, les financements publics ne suffiront pas» pour réaliser la transformation nécessaire, a-t-elle averti.

Le commissaire à l’Agriculture de l’Union africaine, Moses Vilakati, a pour sa part rappelé que «l’Afrique dépense beaucoup pour importer des denrées alimentaires» alors qu’elle dispose des ressources nécessaires pour les produire elle-même, appelant le continent à devenir transformateur plutôt qu’importateur.

La présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), Alice Ruhweza, a estimé que «les petits exploitants attendaient que les conditions leur permettent de réussir», citant les sols, les semences, la science, les marchés, les financements et les politiques publiques.

Un appel à l’intégration des marchés

Le conseiller spécial du groupe Yara, Arne Cartridge, a mis en garde contre la fragmentation du continent: «Si nous restons 54 marchés fragmentés, nous n’atteindrons pas l’échelle nécessaire» pour une transformation continentale. Le ministre rwandais de l’Agriculture et de l’Élevage, Telesphore Ndabamenye, dont le pays accueille le forum, a résumé le défi comme celui de «passer du dialogue à la mise en œuvre» pour convertir les engagements pris lors des éditions précédentes en investissements réels.

Le directeur général de l’AFSF, Amath Sene, a conclu que les prochaines années devront démontrer que «l’Afrique peut obtenir des résultats» en mobilisant des capitaux et en créant des emplois dans le secteur agricole.

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