Afrique du Sud : entretien Ramaphosa-Poutine sur l’enrôlement de ressortissants sud-africains pour la Russie
Mardi 10 février, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a eu un échange téléphonique avec son homologue russe Vladimir Poutine. L’entretien a porté, entre autres, sur le sort de ressortissants sud-africains qui auraient été recrutés pour servir au sein des forces russes et envoyés sur le front en Ukraine. Alors que plusieurs États africains ont exprimé des critiques ouvertes à l’égard de la Russie, l’Afrique du Sud a adopté une posture plus mesurée.

Dans un communiqué diffusé mardi 10 février, la présidence sud-africaine a rappelé que le pays soutient de manière constante les démarches diplomatiques et les initiatives pacifiques visant à trouver une issue au conflit entre la Russie et l’Ukraine. Le texte officiel précise que les deux chefs d’État se sont accordés sur le rapatriement, dès que les conditions le permettront, des Sud-Africains présents en Russie et impliqués dans l’effort de guerre.
Le Kremlin, pour sa part, a publié un bref communiqué à l’issue de l’appel téléphonique ; ce communiqué n’évoque pas le rapatriement des ressortissants sud-africains, sujet qui avait été abordé lors de l’échange entre les présidents.
Des Sud-Africains en Russie présentés comme contraints de rejoindre l’armée
En novembre dernier, les autorités de Pretoria avaient indiqué avoir reçu des appels de détresse émanant de 17 ressortissants sud-africains, qui disaient avoir été contraints de s’engager dans les rangs militaires alors qu’ils se rendaient en Russie pour y travailler. Le communiqué publié mardi mentionne également que des équipes des deux pays poursuivront leurs échanges afin d’achever le processus lié au rapatriement.
La communication souligne la prudence de l’Afrique du Sud dans la gestion de ses relations avec la Russie, relation que Pretoria envisage de renforcer. Par contraste, le Kenya, dont des citoyens ont été tués sur le front, prévoit d’envoyer dans les prochaines semaines son chef de la diplomatie à Moscou pour obtenir des éclaircissements sur la situation.
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