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Afghanistan: le Panchir, une zone hostile et « imprenable »

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Plus de trois semaines après la prise de Kaboul par les insurgés islamistes, l’étape suivante dans le programme des Taliban n’est autre que la conquête de la vallée du Panchir, une province montagneuse hostile et réputée imprenable.

Depuis quelques jours, il circule, sur les réseaux sociaux et dans les colonnes de médias internationaux, l’invasion totale du Panchir. En réponse, le Mouvement national de résistance (FNR), conduit par Ahmad Massoud, le fils du défunt Commandant Massoud, a formulé un démenti formel sur la prise du territoire panchiri par les nouveaux maîtres de l’Afghanistan.

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« 9.000 à 10.000 combattants… »

« Le jeune Massoud, qui peut compter sur 9 000 à 10 000 combattants, ralliés par des supplétifs, incarne cet esprit de résistance et de lutte contre le fanatisme et l’obscurantisme et a une certaine capacité à fédérer », précise Olivier Weber, écrivain et auteur de « Massoud, le rebelle assassiné » (éd. de l’Aube), rapporté par nos confrères de France 24.

Des milliers de moudjahidines de la région du Panchir, de même que des soldats de l’armée afghane et des forces spéciales ont rallié le Panchir, après la conquête de leurs villes par les Taliban, selon Fahim Fetrat, à en croire la même source.

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Zone montagneuse « imprenable »

L’esprit de résistance des Massoud est à l’origine de la légende de la vallée enclavée du Panchir, du nom de la rivière éponyme qui la traverse, qui est pourtant la plus petite province d’Afghanistan.

Imprenable, inexpugnable… le Panchir doit sa réputation à sa géographie naturelle, composée de gorges étroites et de vallées encaissées entre de hautes montagnes aux versants abrupts, qui ne la rendent accessible que par quelques rares points d’entrée, dont le principal est la Saricha Road.

Zone riche et convoitée pour la qualité de ses produits fruitiers, la vallée du Panchir est synonyme de paradis pour ses habitants et, au contraire, d’enfer pour tous ceux qui se sont lancés à sa conquête.

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« Cette vallée n’a jamais été totalement prise, ni pendant l’occupation soviétique, entre 1979 et 1989, ni pendant l’acte I des Taliban, de 1996 à 2001 », rappelle Olivier Weber, selon France 24.

La figure de proue de cette résistance farouche n’est autre qu’Ahmed Chah Massoud, surnommé le « Lion du Panchir », qui, après avoir résisté au régime communiste afghan, a, en effet, repoussé les multiples tentatives de l’envahisseur soviétique de chasser ses moudjahidines de la vallée, ainsi que celles des Taliban.

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