Absence de LD à la presidentielle de 2026: Wilfried Houngbedji dédouane le gouvernement
Invité de l’émission Invité Afrique ce vendredi 31 octobre 2025 sur RFI, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est exprimé sur le cas du député Michel Sodjinou, élu sous la bannière du parti Les Démocrates (LD).

Invité de l’émission Invité Afrique ce vendredi 31 octobre 2025 sur RFI, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, s’est exprimé sur le cas du député Michel Sodjinou, élu sous la bannière du parti Les Démocrates (LD).
Face au journaliste Christophe Boisbouvier, il a écarté toute responsabilité du pouvoir dans cet épisode qui a fragilisé la candidature du parti de l’ancien président Boni Yayi à la présidentielle de 2026.
Interrogé sur le retrait du parrainage du député, qui a compromis la participation du parti d’opposition au scrutin, Wilfried Léandre Houngbédji a estimé qu’il s’agissait avant tout d’un problème interne. Selon lui, la gouvernance du parti aurait dû anticiper les tensions internes.
« S’il sait qu’il a le nombre juste de parrains, il fallait adapter sa gouvernance de façon à contenter les uns et les autres et faire en sorte qu’à l’arrivée, il y ait une médiane qui rassemble toutes les tendances au sein du parti », a-t-il souligné.
Le porte-parole du gouvernement a insisté sur le fait que cette défection ne relevait d’aucune manœuvre politique.
« Nous prenons acte tout simplement. Nous, on ne demandait pas tant que ça, parce qu’on s’est préparé avec la qualité de notre gouvernance », a-t-il affirmé, ajoutant que la majorité présidentielle disposait déjà d’« un candidat au profil éloquent pour battre n’importe quel adversaire ».
Répondant à ceux qui soupçonnent le pouvoir de vouloir étouffer toute opposition à sept mois de l’élection, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que le président Talon avait toujours assumé la confrontation démocratique. « Pendant plus de neuf ans, il a affronté l’opposition sous toutes ses formes », a-t-il fait remarquer.
Selon lui, le chef de l’État aspire désormais à un climat politique apaisé pour l’après-2026.
« Il a dit face aux jeunes qu’il aimerait qu’après lui, la classe politique trouve le moyen de se mettre ensemble pour promouvoir le développement du pays », a conclu le porte-parole.
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