Abou Sangaré furax après les César 2026

Au lendemain de la 51e cérémonie des César, l’acteur Abou Sangaré a publiquement critiqué la soirée et le fonctionnement du cinéma français sur ses réseaux sociaux, dénonçant l’utilisation de « figures symboliques » par la profession et affirmant qu’après son sacre en 2025 il peine à décrocher des rôles. Sur Instagram, le jeune comédien guinéen a réagi à un article mentionnant qu’il n’aurait « pas tourné le moindre film » depuis et qu’il aurait été embauché dans une société de location d’outillage à Paris, une information qu’il a contestée tout en pointant du doigt la « logique du système ».

Le
Cinéma
165vues
Abou Sangaré furax après les César 2026
Publicité
2 min de lecture
Google News

Au lendemain de la 51e cérémonie des César, l’acteur Abou Sangaré a publiquement critiqué la soirée et le fonctionnement du cinéma français sur ses réseaux sociaux, dénonçant l’utilisation de « figures symboliques » par la profession et affirmant qu’après son sacre en 2025 il peine à décrocher des rôles. Sur Instagram, le jeune comédien guinéen a réagi à un article mentionnant qu’il n’aurait « pas tourné le moindre film » depuis et qu’il aurait été embauché dans une société de location d’outillage à Paris, une information qu’il a contestée tout en pointant du doigt la « logique du système ».

La cérémonie qui s’est tenue jeudi 26 février à L’Olympia a remis 24 prix. Parmi les principaux lauréats figurent L’Attachement de Carine Tardieu, distingué par le César du meilleur film, Léa Drucker sacrée meilleure actrice pour Dossier 137 et Laurent Lafitte couronné meilleur acteur pour La Femme la plus riche du monde. La soirée a aussi été marquée par l’attribution d’un César d’honneur à Jim Carrey, la consécration de Franck Dubosc pour le meilleur scénario original avec Un ours dans le Jura, le discours d’Isabelle Adjani consacré aux femmes victimes de violences et des huées pendant l’hommage à Brigitte Bardot.

Agé de 24 ans, Abou Sangaré avait reçu en 2025 le César du meilleur espoir masculin pour son rôle dans L’Histoire de Souleymane et, selon ses partisans et certains comptes rendus, avait également été reconnu lors du festival de Cannes l’an dernier. Dans sa story Instagram, il a exprimé son étonnement et son amertume de voir son image saluée puis, selon lui, peu suivie d’effets concrets en termes d’engagement professionnel ou de propositions de tournage.

Publicité

Abou Sangaré critique « la caution progressiste » des César

Dans ses publications, Abou Sangaré cible la mécanique des nominations et des récompenses en France. Il avance que les César « adorent produire des figures symboliques utilisées comme caution progressiste » et qualifie ce qu’il perçoit comme un « geste politique au rabais ». Il a assuré que, derrière les applaudissements et les proclamations de diversité, « le pouvoir reste au même endroit » : selon lui, les financements, les productions et les castings continueraient de circuler entre les mêmes acteurs institutionnels et privés.

Le comédien a détaillé son diagnostic en écrivant que « les financements circulent entre les mêmes producteurs, les castings passent par les mêmes agents » et que, de fait, « les rôles principaux restent assignés aux mêmes profils, aux mêmes accents, aux mêmes milieux ». Il en a tiré une interrogation centrale : « La question n’est donc pas : pourquoi n’a-t-il pas tourné mais qui décide qui tourne ? »

Réagissant à l’article évoquant son emploi temporaire, Abou Sangaré a souligné la distance entre la mise en lumière médiatique et l’accès effectif aux projets de cinéma, et a conclu sa série de stories en posant la question de savoir qui osera l’embaucher pour son prochain film.

Publicité

Articles liés

Merci pour votre lecture — publicité