Zambie : pour son second mandat, Hichilema veut passer des fondations aux résultats

Le président zambien Hakainde Hichilema a prêté serment mardi 1er septembre 2026 à Lusaka pour un second mandat de cinq ans, à l’issue d’une élection contestée par l’opposition. Réélu dès le premier tour avec environ 60 % des suffrages selon la commission électorale, il a fixé comme priorités pour les cinq prochaines années la croissance économique, la création d’emplois et une meilleure répartition des richesses entre les ménages zambiens.

Ousmane Traoré Samba
Ousmane Traoré Samba
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Economie
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Zambie : pour son second mandat, Hichilema veut passer des fondations aux résultats
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Lors de la présidentielle du 13 août 2026, Hakainde Hichilema, 64 ans, a devancé son principal adversaire Brian Mundubile, candidat du National Reconciliation Party for Unity and Prosperity (NRPUP), crédité d’environ 38 % des voix. Quatorze candidats étaient en lice pour ce scrutin, dont les résultats ont été proclamés le 18 août par la commission électorale zambienne.

Le scrutin a été marqué par des violences et de vives contestations. Au lendemain du vote, une perquisition policière au domicile de Brian Mundubile a fait un mort par balle, avant l’arrestation d’une dizaine de figures de l’opposition contestant les résultats. Les autorités ont présenté ces opérations comme visant des « activités de milice », une version rejetée par le camp de l’opposant, qui a évoqué de possibles altérations des procès-verbaux et réclamé une enquête indépendante. Des observateurs internationaux ont de leur côté relevé un climat ayant « limité les libertés fondamentales » et des conditions de campagne inégales.

Malgré ces contestations, l’investiture s’est tenue comme prévu le 1er septembre au stade National Heroes de Lusaka, en présence de dignitaires étrangers venus notamment des États-Unis, de Chine, de Tanzanie, du Botswana, du Kenya et du Zimbabwe. Hakainde Hichilema entame ainsi sa deuxième période à la tête de la Zambie, cinq ans après sa première élection en 2021.

Un premier mandat présenté comme une phase de « fondations »

Dans son discours d’investiture, le chef de l’Etat zambien a résumé son premier mandat comme une période consacrée à « restaurer la stabilité et poser les fondations » du pays. Il a revendiqué une baisse de l’inflation, un renforcement des réserves de change et la création d’environ 50 000 emplois dans la fonction publique, tout en reconnaissant que ces résultats macroéconomiques ne se sont pas encore traduits, pour une large partie de la population, par une amélioration sensible du quotidien.

Croissance, emplois et unité nationale au menu du second mandat

Pour son nouveau mandat, Hakainde Hichilema a fixé trois priorités : accélérer la croissance économique, créer des emplois et assurer une répartition plus équitable des bénéfices de cette croissance entre les ménages. Il a appelé les Zambiens à accroître la production nationale, à soutenir les entreprises et les investissements, et à développer les exportations pour réduire la dépendance du pays. Le président a également insisté sur l’unité nationale, affirmant vouloir servir l’ensemble des Zambiens, « tous égaux en dignité, en opportunités et dans l’accès aux services de leur gouvernement ».

Brian Mundubile et son colistier Makebi Zulu restaient détenus au moment de l’investiture. Arrêtés après avoir passé deux semaines réfugiés auprès d’une organisation internationale de défense des droits humains, ils sont poursuivis pour trahison, des charges dont les autorités n’ont pas détaillé les fondements et que les deux hommes contestent.

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